« Les Viburnum » Maurice Laurent

 

 

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Maurice arrive sans son chapeau, le chapeau de Maurice, si connu, mais franchement comment faire tenir un chapeau sur sa tête par temps si tempétueux ?

Car Maurice est venu accompagné de Ulla, qu’il nous a obligeamment laissée sur place.

Jamais il n’a vu ça !

« Ah ! Ça souffle souvent fort dans la vallée du Rhône, mais comme ici, j’avais jamais vu ça  »

*-*-*

Maurice dépose une brassée de branchages en fleurs, des Viburnum et nous voilà embarqués par sa verve poétique, sensible et souvent drôle.

Les Viburnum.

Ils squattent l’ensemble du monde de manière naturelle selon Maurice, sauf l’Australie. Mais sinon, on les trouve de l’Asie en passant par la Chine au continent américain (les trilobum).

A l’état sauvage, on recense 250 espèces environ, mais si on parle hybridation il faut compter 650 taxons environs qui ne présentent pas tous d’intérêt pour les jardins.

Les Viburnum sont quasiment exempts de maladies. Il faut toutefois surveiller les pucerons (principalement sur les V. opulus et V. carlesii et les othiorhynques), qui poinçonnent les feuilles façon tickets de métro !

Les difficultés de la greffe et de la multiplication des viburnum seront abordées à plusieurs reprises. Ce n’est pas une plante qui se laisse faire si aisément. Les V. Carlesi sont par exemple greffés sur V. Lantana, et le porte-greffe peut facilement reprendre le dessus. Maurice en montre un exemple, une potée qu’il a apportée. Débat : faut-il couper ou arracher les rejets qui apparaissent ?

Maurice conseille, quand c’est encore possible et que le rejet n’est pas trop costaud, d’arracher le rejet, petit truc à lui, donné par la Princesse Sturdza.

*-*-*

Chez les Viburnum, il y a les caducs et les persistants. Il n’est guère nécessaire de les tailler, sauf pour les régénérer si besoin au bout de 10 à 15 ans. Sinon « on fait de l’esthétique si nécessaire » car il y a un risque de ne pas avoir les baies qui suivent la floraison.

 

Autrefois, classé dans la famille des Caprifoliaceae, le genre des Viburnum s’est retrouvé dans la famille des Adoxaceae depuis les modifications de la classification phylogénétique.

*-*-*

Après les mots savants, Maurice nous présente une série de Viburnum en photos. Nous voilà dans le monde du rêve… Rêve de fleurs, rêves de parfums…

 

V. acerifolium, dont l’écorce était utilisée par les indiens pour soigner les crampes d’estomac
V. carlcephalum (x) ‘Cayuga’ 1m50, 1m 80, très florifère

V. plicatum ‘Fireworks’ n’est pas encore dans le commerce, ses boutons floraux sont colorés

V. plicatum ‘Janny’ tout en boules blanches, magnifique, feuillage coloré à l’automne comme beaucoup de Viburnum
(((V. plicatum ‘Kilimandjaro’ qui est vendu pour être pyramidal, mais qui ne l’est pas vraiment)))
V. plicatum ‘Mary Milton’ très difficile à bouturer
V. plicatum ‘Molly Schroeder’ magnifique floraison rose

plicatum ‘Pink Beauty’

Pour les sols, les plicatum venant du Japon, se plairont en terre acide.

V.plicatum ‘Rosace’ reste beau longtemps, selon Maurice, puisqu’il garde ses fleurs de 3 à 4 week-end de suite (en évoluant dans ses nuances de couleurs), équivalent à ‘Mary Milton’ mais plus facile à bouturer

V.dentatum ‘Côte Rôtie

V.  plicatum ‘Mary Milton’
V. plicatum ‘Summer Pastel’, fleurs plus petites que Shasta, mais très apprécié

V. prunifolium, une allure d’arbre. 5 à 6 mètre de haut. Couleurs d’automne +++, la forme pyriformis a des fruits en forme de poire

V. sargentii ‘Flavum’, feuille vert-jaune, fruits jaunes
V. sargentii ‘Onondaga’, à arroser en été, peut atteindre 4 mètres de haut

Pour avoir de nombreuses baies dans nos viburnum, pas de secret, sauf celui de posséder… plein de Viburnum, qui se croisent et se pollinisent les uns lesautres
V. trilobum, baies comestibles, en gelée par exemple. Boule de feu en automne
V. ‘Bois Marquis’, attention la résistance n’est pas celle de tous les Viburnum, peu rustique

V.plicatum ‘Jackie’, un plicatum à floraison en boules de neige, reste petit

V.plicatum ‘Quintessence’, floraison plus tardive que les autres plicatum, au moment des glycines, visible au jardin de la Souloire (que Maurice et Alain nous recommandent, magnifique jardin)

La plupart des Viburnum se marcottent facilement.

Et quel est le petit favori de Maurice ? Le V. bitchiuense, au parfum incomparable…

Il vous racontera lui même les problèmes de nommination qu’il a rencontré, lorsque vous le croiserez, posez lui la question !

 

 

Mireille (Mimi) le 19 février 2014

 

 

 

Conferencier

Maurice Laurent

 

 

 

 

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