« La couleur dominante du jardin est le vert et tout le reste n’est qu’une question d’ornement assez secondaire” (Robert Dash, peintre américain et jardinier)

La couleur verte

Quand on demande aux personnes si elles aiment le vert, les réponses sont très partagées. Certaines l’aiment (c’est la couleur préférée pour seulement une personne sur 6), mais une majorité la détestent. Si elle est symbole de vie, de sève, de chance et d’espérance, elle a aussi été au travers des siècles associée au malheur (la couleur des sorcières, du Diable…) et au poison. Ce n’est que récemment qu’on lui accorde quelques qualités : c’est la couleur, notamment, de la nature et de l’écologie.

Le vert

Vert = bleu + jaune

Couleur complémentaire : rouge

Le vert est une couleur froide donc apaisante et reposante. Mais le vert sombre peut être déprimant et à déconseiller à des personnes dépressives ou souffrant de troubles psychosomatiques ! Il ne faudra donc pas abuser des feuillages vert sombre.

C’est la couleur dominante du jardin. Elle joue un rôle neutre comme le blanc sur les murs intérieurs d’une maison. Elle sert d’arrière-plan et met en valeur les taches colorées créées par les fleurs.

On la considère comme la couleur du printemps, période où l’on voit apparaître les jeunes feuillages vert tendre.

Dans le nom botanique des plantes, la couleur verte est mise en évidence par les qualificatifs : virens, virid, viridi, viridis, viridiflora et bien entendu Green apparaît dans le nom de certains cultivars.

Les verts

Le vert se décline en une multitude de nuances, que l’on pourrait classer brièvement en :

– vert foncé : Buis, Viburnum tinus (Laurier-tin )…

– vert moyen : Rodgersia podophylla, Prunus laurocerasus (Laurier-cerise)…

– vert clair : Liriodendron tulipifera (Tulipier de Virginie), Stipa tenuifolia, Griselinia littoralis…

– vert jaune : Choisya ‘Sundance’, Philadelphus coronarius ‘Aureus’, Acer palmatum ‘Aureum’, Robinia pseudoacacia ‘Frisia’, Heuchère ‘Key Lime Pie’, Acer japonicum ‘Aureum’, Sambucus racemosa ‘Plumosa Aura’, Gleditsia triacanthos ‘Sunburst’,  Humulus lupus ‘Aureus’ (Houblon doré)…

– vert glauque (vert bleuté) : Thalictrum flavum, Hosta x tardiana ‘Alcyon’…

Les associations avec le vert

En règle générale, on peut dire que le vert est plutôt facile à associer avec les autres couleurs.

Il est évident qu’avec un vert sombre, les couleurs des fleurs que l’on associera seront bien différentes de celles à conseiller pour un vert jaune.

Si le vert est sombre, il faudra le réveiller par une couleur claire ayant un impact visuel fort : du blanc (ensemble froid), du jaune (agréable en été), du rose pâle, du orange. Pour le rouge, il devra être clair et lumineux (pas le rouge cramoisi du rosier ‘Sénégal’ !). De même, le bleu sombre est à éviter : on choisira un bleu pâle (le bleu et le vert sont 2 couleurs froides !).

Avec un feuillage vert jaune ou doré, le bleu et le violet sont à recommander.

Le vert glauque se marie bien avec du jaune, du rose et du pourpre.

Associer des couleurs est un vrai casse-tête et les appréciations sont très subjectives. On réussira parfois après plusieurs échecs !

L’art de marier les feuillages

 

« Le comble de la sophistication c’est le vert sur le vert » Robert Dash

 

Les jardins très architecturés faits de haies et arbustes taillés peuvent être de vrais chefs-d’oeuvre (Erygnac, Marqueyssac, Prieuré d’Orsan, et les jardins à la Française). Mais réussir de tels jardins n’est pas à la portée du premier jardinier venu !

Un jardin uniformément vert avec des feuillages identiques ou trop proches d’aspect peut donner une impression de monotonie. Pour l’éviter il est conseillé de

respecter quelques règles qui permettront de surprendre le visiteur :

– Jouer avec les formes et les textures des feuillages :

Les feuilles peuvent être entières (cordiformes, lancéolées…), découpées mais aussi lisses (mates ou brillantes) ou velues etc.

Associer des formes de feuillages très différents permet de créer des contrastes forts qui mettent en valeur chacun de ces feuillages. Les grandes feuilles des hostas sont ainsi mises en valeur par le feuillage fin des graminées ou le feuillage découpé des fougères. De même, on plantera un Olearia virgata aux feuilles fines, linéaires et mates près d’une Griselinia littoralis aux feuilles ovales et brillantes.

En associant des feuillages voisins, on crée un effet de buisson et les feuillages ont alors moins d’intérêt.

Un conseil : ne pas abuser des feuillages panachés, qui risquent de produire, s’ils sont trop nombreux, un ensemble bariolé.

– Jouer sur les contrastes de couleurs :

Associer trop de feuillages sombres risque de donner un ensemble triste et déprimant. Trop de feuillages clairs donneront un ensemble manquant de caractère. L’idéal est d’associer les deux.

Les feuillages vert-jaune du Choisya ‘Sundance’, du Physocarpus opulifolius ‘Dart’s Gold’ sont mis en valeur près des feuillages sombres de l’Osmanthus burkwoodii ou du Viburnum tinus.

Il est intéressant de savoir que si un fond de massif est réalisé avec des feuillages…

– clairs : on rapproche les limites du massif (il semble moins profond)

– sombres : on repousse les limites du massif (il semble plus profond)

– Jouer avec la lumière :

L’orientation d’un massif et l’implantation des sujets par rapport au soleil sont très importants. Tout jardinier qui a planté un Cercis canadensis ‘Forest Pansy’ sait qu’il est impensable de ne pas pouvoir profiter de ses feuilles à contre-jour. Le contre-jour pour certains feuillages dévoile les nervures, la texture des tissus et certains autres arbustes verts à grand feuillage s’y prêtent particulièrement bien. Je pense notamment aux Acer.

Tout jardinier-photographe sait que les feuillages sont beaucoup plus beaux en lumière rasante, c’est-à-dire en début ou fin de journée. Le vert banal d’une feuille, suivant la lumière, peut se révéler subtil.

– Jouer avec les silhouettes et les volumes :

L’association  des plantes à la silhouette élancée avec des plantes à formes géométriques compactes est intéressante. Par exemple, des boules de buis se marient très bien avec des graminées ou des vivaces telles que le fenouil (Foeniculum vulgare) ou la Verbena bonariensis.

La taille en transparence permet d’alléger les silhouettes des arbustes. On peut ainsi transformer un Camellia ou un Rhododendron massif en un grand arbuste élégant qui dévoile ses troncs.

Les fleurs vertes… Quelle idée !

A priori l’idée de planter des végétaux à fleurs vertes peut paraître saugrenue. Pour certains jardiniers le vert est réservé aux feuillages. Quant aux fleurs, elles sont jaunes, rouges, bleues… Et pourtant…

Il est bien évident que si vous ne voyez pas l’intérêt de planter un Hellébore corsicus ou si restez insensible à la beauté des fleurs de l’Euphorbe characias, cet article n’est pas fait pour vous…

Ce sont les fleuristes qui, dans leurs compositions florales, ont lancé cette mode des fleurs vertes, parfois associées à des fleurs blanches.  Elles sont arrivées petit à petit au jardin.

Quelques bonnes raisons de planter des végétaux à floraison verte :

On pourrait penser que les floraisons vertes passent inaperçues dans un feuillage… vert. Il n’en est rien car le vert des fleurs tire sur le jaune et tranche avec le vert des feuilles. De plus, les formes et les structures diverses des fleurs vertes attirent le regard.

Elles constituent dans un jardin une transition remarquable entre des massifs aux floraisons colorées.

Les vivaces ont parfois besoin d’être mises en valeur pour ne pas passer inaperçues. Ainsi on pourra les planter en potées, rocailles ou univers minéral. Elles font merveille en bouquet.

Le nombre de plantes à floraison verte est plus important que l’on pense mais bien souvent ces plantes sont assez difficiles à trouver. C’est la raison pour laquelle je ne citerai que les plus connues, les plus remarquables et les plus faciles à trouver en pépinières et jardineries. De plus, ne sont pas citées les fleurs dont le vert tire trop sur le jaune.

Il faut par ailleurs noter que certaines fleurs blanches peuvent, avant l’ouverture ou au contraire après la floraison, être franchement vert pâle. C’est le cas de certains Hydrangeas qui virent au vert, notamment H. ‘Annabelle’, ‘Incredi Ball’, ‘Haye’s Starburst’, ‘Shakira’… ‘Limelight’ est d’abord vert clair puis blanc.

J’ai enfin écarté des fleurs dont une partie seulement est verte. C’est le cas de la Clématite ‘Yukiokoshi’, Astrantia ‘Shaggy’, Aquilegia viridiflora ‘Chocolate Soldier’, de certains perce-neige  etc

Ceci explique pourquoi le nombre de fleurs citées ici est assez limité.

Des arbustes

– Ribes laurifolium ‘Mrs Amy Doncaster’

Le Ribes laurifolium (groseillier à feuilles de laurier) est un arbuste persistant (1 m x 1,50 m) qui produit {{en février-mars des fleurs jaune-vert en coupe réunies en grappes pendantes}}. La variété {{‘Mrs Amy Doncaster’ a de superbes fleurs vert pâle.}} Arbuste encore trop peu connu en France.

Soleil ou mi-ombre. Sol ordinaire. Très rustique.

– Itea ilicifolia

Arbuste persistant aux feuilles ressemblant à celles du houx. 2 m en tout sens. {{Petites fleurs blanc-verdâtre en été groupées en grappes pendantes}} rappelant des chatons.

Plein soleil à l’abri des vents froids. Sol riche.

– Rosa chinensis ‘Viridiflora’

Des boutons verts s’ouvrant en écailles souvent striées de pourpre. Remontant. Buisson de 1 m.

Des vivaces

–  Anemonella thalictroides

Vivace pour sous-bois (sol humide ne se desséchant pas l’été) dont les fleurs rappellent les anémones. Fleurs blanches ou roses en fin de printemps, mais il existe 2 variétés vertes : ‘Double Green’ fleurs doubles, ‘Green Hurricane’ .

– Arisaema jacquemontii

« Plante cobra ». Vivace tubéreuse originale pour les sous-bois et sol humide (jamais sec en été). Floraison mai-juin. Culture en pot possible. Hauteur 70 cm. Le spathe est vert légèrement rayé de blanc.

Un autre cultivar : A. triphyllum (50 cm, spathe de 10 à 20 cm vert rayé de brun)

– Chrysanthemum rubellum ‘Feeling Green’

Un chrysanthème aux pompons vert pomme. Il fleurit dès août et très longtemps à l’automne. 75 cm. Au soleil. Excellent en bouquetRabattre en cours de saison pour avoir une touffe compacte.

2 autres variétés : ‘Green Lizard’ et ‘Shamrock’

– Echinacea

  1. ‘Green Envy’ (vert aux extrémités des pétales, rose plus ou moins foncé vers l’intérieur). E. ‘Green Jewel’ (entièrement verte). E. ‘Greenline’ (gros cône central vert, petits pétales blancs)

60 cm. Floraison en été. Soleil. Bonne terre restant fraîche en été.

– Des euphorbes

  1. characias

Vivace persistante de 1 m (et plus) en tout sens. A partir de mars-avril, de {{grosses inflorescences cylindriques vert-jaunâtre disposées en ombelles}}. Chaque fleur est formée de bractées en forme de coupe et portant au centre des glandes à nectar brunes. E. characias ssp. wulfenii : glandes à nectar vert-jaune. Une plante majestueuse incontournable dans un jardin.

Soleil, sol ordinaire.

  1. robbiae

Feuillage persistant. 30 à 50 cm. Cymes de 10 à 20 cm de haut. Bractées florales {{jaune-vert}} à partir du 15 mars.

Pousse n’importe où ! Supporte les sols secs et la plantation sous les arbres.

– Des Hellébores

Helleborus argutifolius (corsicus) : 80 cm (et plus) en tout sens. Port étalé. Magnifique feuillage persistant, épais, satiné et denté, vert ou vert de gris. Grappes de fleurs d’un vert plus ou moins pâle de février à fin mars. Longue floraison. Soleil, mi-ombre.

L’Hellébore x sternii  qui est un hybride H. corsicus x H. lividus a une floraison verte plus ou moins teintée de rose ou de pourpre suivant les cultivars. Superbe. Longue floraison.

Helleborus foetidus : 60 cm. Elégant feuillage fin, très découpé, persistant, vert sombre.  Grappes de fleurs vert pâle avec souvent un liseré pourpre de février à mars.

Toute exposition. Aime le calcaire.

D’autres hellébores (moins communes et donc plus difficiles à trouver en pépinière) :

  1. multifidus (feuillage fin, fleurs en coupe), H. viridis (30 à 40 cm. Floraison vert pomme. On la trouve à l’état sauvage en France), H. vesicarius clochettes vertes – frileuses).

Beaucoup plus intéressant : il existe des hellébores orientalis à floraison verte.  Personnellement, elles font partie de mes préférées. Impératif pour qui aime les orientalis mais il faut, pour les dénicher, chercher chez des pépiniéristes spécialisés en hellébores.

Une autre merveille peu connue : Helleborus cyclophyllus. 40 cm. Feuillage caduc. Floraison vert chartreux.

– Mathiasella bupleuroides’Green Dream’

1 m. Feuillage vert bleuté. Au printemps, floraison en clochettes vert-jade à oeil noir. Vire au rose (une vague ressemblance avec l’hellébore corsicus). Une merveille.

Soleil, sol bien drainé.

– Plantago major ‘Rosularis’ (plantain)

Petites rosettes de bractées ressemblant à des petites roses vert clair (nom commun : « The Rose Plantain »). 15 cm. Se ressème peu, mais tout de même suffisamment pour assurer sa pérennité.

– Primula auricula (auricule)

Floraison en avril-mai. 2 catégories :

– les auricules de jardin (vivaces, rustiques, en pot ou en pleine terre

– les auricules de collection (en pot ou à l’extérieur sous abri)

Quelques variétés : ‘Fiddler’s green'(double), certaines ont des pétales bordés d’un liseré vert  ‘Figaro’, ‘Bob Lancashire’, ‘Marmion, Oban’…

A noter : Primula polyanthus ‘Francesca’ aux fleurs frisottées vert pomme.

Voir le site : www.barnhaven.com/fr

– Rudbeckia occidentalis ‘Green Wizard’

Des sépales verts entourent un cône noir. 1,50 m. Soleil. Floraison jusqu’en automne. Excellente en bouquet.

– Zantedeschia aethiopica ‘Green Godess’ (Arum d’Ethiopie)

Floraison d’été. Spathe blanche et verte à l’extérieur.

Sol riche et frais (arroser abondamment). Soleil, mi-ombre.

Des plantes bulbeuses

– Ixia viridiflora

Longs épis de fleurs vert bleuté à coeur noir en août septembre. 40 à 60 cm.

Plantation en avril-mai. Plante peu rustique à protéger du gel.

– Tulipa viridiflora ´Spring Green’

Des fleurs crème veinées de vert en mai. 45 cm.

Des annuelles

– Nicotinia ‘Lime Green’ (tabac)

Floraison vert tilleul de l’été à l’automne. 60 cm. Plein soleil. Sol fertile et frais.

– Molucella lævis (Clochette d’Irlande)

Les fleurs, minuscules, blanches, sont entourées d’un {{calice vert pâle en coupe}} qui fait tout l’intérêt (en été) de la plante.

60 cm. Semis en place en mai. Soleil. Bonne terre.

ET TOUTES LES PLANTES QUE J’AI EU TORT D’OUBLIER !!!

Les jardins verts

Les jardins verts ne sont pas les jardins préférés… il faut des fleurs ! Et pourtant…

On peut classer les jardins verts en deux catégories :

– Les jardins très structurés parmi lesquels on compte les jardins à la Française. Les plantations sont ordonnées.

Ce sont des jardins formés de plantes savamment taillées pour obtenir des formes géométriques très étudiées : haies taillées, boules, cubes, pyramides, cônes… C’est l’art topiaire. Les végétaux utilisés sont peu nombreux : conifères, buis, charme, hêtre… Les fleurs sont rares (elles peuvent même être incongrues) mais peuvent exister dans certaines parties retirées du jardin (roseraie d’Eyrignac ou d’Orsan par exemple).

Ce sont des jardins qui changent peu au fil des saisons. C’est le reproche que l’on peut faire mais ici l’art réside dans l’utilisation de la géométrie, de la symétrie, des perspectives et non dans la diversité des végétaux. Bien sûr, on pense aux jardins prestigieux des châteaux comme Versailles, Vaux le Vicomte etc.

Mais je ne citerai que des jardins que j’ai visités :

– Jardin du Prieuré Notre-Dame d’Orsan (18) : Des jardins clos monastiques inspirés de miniatures représentant des jardins du Moyen-âge. Une merveille.

– Le jardin du Mirail à Crannes en Champagne (72) : superbe association du vert et du gris

– Jardin du château d’Azay Le Ferron (36) : un parc avec au premier plan le jardin à la française avec ses topiaires et ses broderies de buis et en fond la prairie bordée d’arbres majestueux.

– Les jardins du château de la Ballue (35) : le « jardin régulier » devant le château et une succession de chambres de verdure.

– Les jardins du manoir d’Eyrignac à Salignac (24) : Sculptures végétales, chambres de verdure, broderie de buis et de charme…

– Les jardins suspendus de Marqueyssac à Vézac (24) : Aménagé sur un éperon rocheux, le parc domine la vallée de la Dordogne. Les rondeurs et la taille moutonnante des buis font de Marqueyssac un lieu unique.

– Les jardins de Séricourt à Séricourt (62) : Un jardin étonnant et fascinant qui ne cesse de surprendre les visiteurs.

– Les jardins de feuillages : Les plantations sont  libres et la diversité des végétaux est importante.

Ce sont des jardins où la couleur dominante est le vert… des arbres, arbustes mais aussi de graminées et de vivaces (Hosta, Rodgersia… et bien sûr des fougères). Les fleurs ne sont pas exclues bien sûr (floraison des arbres) mais les parties très fleuries sont mises dans des chambres de verdure à l’écart : jardin du Pays d’Auge par exemple.

– Le vallon du Stang-Alar à Brest (29)

– « Flore et Sens » à Coutances (50) : une riche collection d’essences rares.

– Le jardin de Cuy à Chougny(58) : un jardin contemporain avec des parties sauvages.

– Les jardins du musée Gantner à La Chapelle sous Chaux (90)

– Le jardin du Grand-Launay à Lanrivain (22) : le mariage des végétaux sculptés (Buis, If, Hêtre…) et des graminées est étonnant.

– Prieuré St Michel à Crouttes (61) : une succession de jardins créés dans l’esprit du prieuré.

– Le jardin du pays d’Auge à Cambremer (14) : une suite de jardins aux ambiances très différentes. Une grande partie du jardin fait la part belle aux feuillages des arbres, arbustes, vivaces et graminées.

Qu’ils soient ordonnés ou libres, ces jardins verts font évidemment la part belle à la pelouse. Dans la première catégorie, les pelouses sont extrêmement soignées et régulièrement tondues. On n’imagine pas Orsan, Eyrignac ou La Ballue avec une pelouse proche du style prairie sauvage ! Pour les autres jardins, c’est différent. Le jardin de Cuy est très sauvage.

Quelques plantes vedettes des jardins verts :

Hormis les feuillages des arbres et arbustes, on pourra abuser des graminées (notamment persistantes), des hostas, des épimédiums, des rodgersias etc. Mais à l’ombre et la mi-ombre, les fougères s’imposent.

 

Et maintenant : METTEZ-VOUS AU VERT !

Alain

« Balades et Jardins »

Le 14 mars 2015