Le Jardin exotique et botanique de Roscoff (29)
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Nous retrouvons nos véhicules pour rejoindre le site du jardin exotique et botanique de Roscoff où nous pourrons nous installer confortablement pour un moment de repos autour de notre pique-nique. Et effectivement, certains choisissent même la petite plage où un pêcheur fait leur admiration en remontant de sa pêche un beau homard. D’autres préfèrent l’ombre des arbres dont un eucalyptus et entament une conversation avec un jeune couple qui se restaure également, il parcourt la Bretagne à vélo et a déjà 1.200 km dans les jambes.
PETITE HISTOIRE DU JARDIN :
Le Jardin exotique et botanique de Roscoff est un grand jardin subtropical en bord de mer, connu pour ses collections de plantes de l’hémisphère sud et sa vue panoramique sur la baie de Morlaix. Il forme un très beau duo avec le jardin Georges Delaselle, situé tout près sur l’île de Batz, également spécialisé dans les plantes exotiques. Atmosphère de « petit hémisphère sud » : rocailles de cactus, agaves, aloès, centaines d’eucalyptus, palmiers, fougères arborescentes, bulbes sud-africains. Aménagements paysagers variés : cascades, bassins, fontaines, ponts, sculptures, grottes, plus un rocher de 18 m offrant une vue panoramique sur la baie de Morlaix.
Créé en 1986 à l’initiative de passionnés locaux (Louis Kerdiles et Daniel Person) et géré aujourd’hui par l’association GRAPES, qui regroupe des amateurs de plantes exotiques.
Le jardin est classé « Jardin remarquable » et abrite plusieurs collections nationales reconnues, ce qui en fait un site de référence pour les plantes australes en France. Le microclimat du nord Finistère (doux et très peu de gel) permet de cultiver en plein air des espèces généralement réservées aux climats méditerranéens ou océaniques chauds.
Déjà 15h, il est grand temps de rejoindre notre guide Amélie, qui fait partie de l’équipe des 3 jardiniers à l’écoute de ce jardin en voie de guérison après la perte de 60/70 arbres tombés lors de la tempête Ciaran. Nous allons parcourir différentes zones sur 1,6 ha où les plantes sont disposées par continent pour former un paysage en perpétuel mouvement, tout cela avec des nombreux bancs invitant au repos. Mais, aurons-nous le temps ?
Le jardin subtropical a été retravaillé avec des plantes plus basses pour résister au vent dans les prochaines années, car les eucalyptus ne sont plus appropriés. Le petit jardin aux plantes rustiques est tributaire du vent et nous y trouvons la plus vieille plante du jardin : un Dasylirion d’une centaine d’années. Après les plantes odorantes, voilà la surprenante partie jungle où le temps semble suspendu. La fougères argentée, symbole de la Nouvelle-Zélande, côtoie le palmier blaireau (Rhopalostylis sapida) dont le stipe présente un renflement à la base des feuilles. Et nous voilà au bord du bassin avec les plantes carnivores en périphérie, le fuchsia arborescens avant de découvrir le rocher Roc’h Hievec : le rocher fleuri qui est le lieu à l’origine de ce jardin. Il permet la protection du vent d’est et c’est aussi le l’endroit le plus chaud. Un grand figuier de la baie de Moreton (Ficus macrophylla) protège la grotte, faille naturelle, qui a servi de cache aux douaniers. Les plus courageux s’élancent à l’assaut des 78 marches pour profiter du panorama sur la baie de Morlaix. La différence de température est importante sur l’autre côté du rocher et nous retrouvons avec plaisir la zone chilienne. Là, un myrte du Chili (Myrtus luma) avec son écorce couleur cannelle voisine la passiflore (Passiflora’Coral Glow’). Nous terminons par le passage dans la serre froide où sont regroupés d’agréable façon les cactus, bulbes et succulentes non rustiques en pleine terre.
Cette première journée, bien remplie, arrive à son terme. Il nous faut parcourir encore une centaine de km pour rejoindre notre hôtel Le Libenter à Landeda. Le dîner pris au restaurant La Palue est bienvenu avant une nuit récupératrice.
Date : 15 juin 2026
Texte et photos : Hélène