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Jardinage

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28Jan

Conférence : Des vivaces belles toute l’année par Thierry Delabroye

28 janvier 2015 Ronan Quidu Conférence, Conseils Jardin d'ornement

Texte extrait du propos du conférencier

L’exposé du conférencier, fort intéressant et détaillé, n’a pas été linéaire. Les nombreux échanges (souhaités !) avec la salle, les réponses apportées ponctuellement aux questions ont parfois bousculé l’ordonnancement du discours. Le compte-rendu ci-dessous se veut fidèle aux informations dispensées mais pour une bonne lisibilité du propos, nous nous sommes autorisés à effectuer des regroupements par thèmes sans respecter totalement une rédaction chronologique.

Sommaire :

1.- Les hellébores
1.a.- Lexique et anecdotes
1.b.- Espèces
1.c.- Hybridations
1.d.- Culture

2.- D’autres espèces en fleurs en janvier

3.- Des feuillages colorés

4.- Les baptisias.

Les hellébores
1.a. Lexique et anecdotes
En latin : Helleborus – En grec : Helleboros
Masculin ou féminin ? Le mot est masculin. On devrait dire « un hellébore ». Mais dans l’usage courant le féminin est souvent employé.
On écrit aussi Ellébore (cf. dictionnaires Larousse et Robert)
Comment Thierry Delabroye est-il « allé vers les hellébores » ? L’hiver est long au jardin. Des livres de Roger Phillips et Martin Rix montraient de belles floraisons en février, il y avait des adresses… Un autre livre a été déterminant (mais il est désormais indisponible) : « Les plantes vivaces et leurs milieux » par R. Hansen et F. Stahl paru chez Ulmer en 1992. Autre déclencheur : le contact avec Mme Elisableth Strangman de la pépinière Washfield en Angleterre dans les années 1989.
L’hellébore que l’on appelle communément « Rose de Noël » est l’espèce niger.
Petite légende à propos de cette appellation « Rose de Noël » :

Une pauvre petite bergère voit passer, le soir de Noël, les gens qui vont faire un cadeau à l’enfant Jésus. Elle n’a rien à offrir et se désespère de ne pouvoir lui apporter, elle aussi, un cadeau. Elle pleure. Ses larmes font fondre la neige et découvrent un hellébore qui a fleuri sous la neige. Elle en fait un bouquet qu’elle pourra porter en offrande. De là ce nom de « Rose de Noël »

L’hellébore niger ssp macranthus commence, dans le Nord, à fleurir fin novembre. Pour les hellébores x orientalis à floraison un peu plus tardive (février / mars), on utilise parfois aujourd’hui la dénomination commerciale de « Rose de Carême »…

1.b. Des espèces à partir desquelles sont réalisées les hybridations.

  • L’espèce corsicus (argutifolius), qui pousse dans la pierraille et les terrains secs.
  • L’espèce lividus dont le feuillage est marbré. Origine : Majorque. Vit en sol rocailleux et craint le gel.
  • L’espèce niger, plante médicinale, le plus toxique des hellébores (helleborus = plante qui tue). Origine alpine (Suisse, Autriche, Italie du Nord). La fleur est toujours blanche et rosit en vieillissant. Préfère les terrains calcaires.
  • L’espèce thibetanus, asiatique, plante de rocaille fraîche.
  • L’espèce viridis, à fleur verte endémique dans nos régions.
  • L’espèce orientalis.
  • L’espèce torquatus, venue des Balkans, avec des fleurs verdâtres, voire noirâtres.
  • L’espèce liguricus qui vient du nord de l’Italie fleurit tôt (novembre) et est parfumée (odeur fruitée).
  • L’espèce abruzicus provenant des montagnes des Abruzzes en Italie.
  • Il existe une espèce odorus qui vient de Grèce.
  • L’espèce vesicarius vient du Sud de la Turquie et du Nord de la Syrie. Elle perd ses feuilles en été, où il ne lui faut pas trop d’eau. C’est une plante compliquée à faire pousser, gélive.

Au Japon et aux USA les hellébores sont arrivés, il y a à peine quinze ans, plus tard que chez nous.

1.c. Des hybridations

  • x sternii du nom du botaniste Stern qui réalisa l’hybridation d’un corsicus et d’un lividus.
  • De génération en génération, les hybridations conduisent à des plantes stériles sur lesquelles on ne peut plus rien faire. Observation d’un membre de l’association : Mes Sternii dégénèrent, reviennent au type (corsicus) et perdent leur caractère lividus. Les semis spontanés reviennent au type (1èregénération).
  • Niger sur sternii a produit un hellébore, stérile mais qui peut être cloné, nommé x Eric Smithii, à floraison blanche devenant cuivrée. Il existe de nombreux cultivars qui sont très florifères et aiment le soleil ou la mi-ombre.
  • Niger sur corsicus a donné la variété x nigercors dont la floraison peut être blanc verdâtre (voir le cultivar ‘Candy Love’, crème puis rose verdâtre).
  • Niger croisé à un hybride d’orientalis donne un hellébore qui fleurit précocement, mais est stérile et donc difficile à reproduire. Il en va ainsi du cultivar ‘Marshmallow’.
  • Le cultivar ‘Sensas’ est issu d’un croisement miracle entre niger macranthus et orientalis ssp abchasicus.
  • Niger sur lividus a donné la variété x ballardiae.
  • Le croisement d’un abruzzicus et d’un orientalis a un feuillage bien découpé.
  • L’hellébore ‘Briar’, rose, est un croisement de niger et de vesicarius.
  • On obtient des hybrides foncés grâce à l’espèce torquatus, mais les plus noires sont les moins poussantes.

  • Lors des sélections, on essaie de garder des fleurs qui ne pendent pas trop. Mais elles ne doivent pas non plus être trop horizontales car elles seraient plus sensibles à l’eau et donc au pourrissement.
  • Pour désigner l’existence d’une couleur au bord de la fleur on utilise le mot « picoti » (posséder des « picotis » roses, c’est être ourlé de rose), et pour les hellébores piquetés de petits points colorés au centre, c’est le mot « guttatus »qui convient.
  • Hybrider un orientalis prend deux minutes (le temps de prendre les étamines). Mais il faut opérer des sélections drastiques et ne s’attendre à un résultat qu’au bout de 2 à 3 ans.

D’une manière générale, le processus d’hybridation est relativement long :

Si l’on pratique l’hybridation aujourd’hui (janvier), on aura des graines fin mai. On les sèmera en juin-juillet. La germination se produira dans la période de Noël et du nouvel an. On effectuera un repiquage des petits plants en février. Ils grossiront pendant un an en pot de 13 cm dans du terreau sous tunnel, puis seront rempotés dans des plus gros pots. Au bout d’un an encore, 50% des plantes fleuriront et il faudra attendre un an encore. On mesure que cela immobilise les serres sur une longue durée.

1.d. Conditions de culture.

Les niger adorent le calcaire. Si on croise niger et orientalis, l’hybride supportera mieux une terre acide.
Les variétés méditerranéennes demandent du soleil et craignent les endroits ventés.
Pour tous les hellébores, cultiver à la mi-ombre ou même au soleil pour certains hybrides comme les ericsmithii et apporter de la chaux.
Peu d’exigences de soin. Couper les feuilles abîmées.
Les hybrides sont peu sujets aux maladies. Mais attention aux pucerons (à traiter au savon noir), aux limaces qui mangent les fleurs et aux mulots qui adorent les boutons verts.
Ne pas planter trop profond : le collet doit être au sec et on doit voir le dessus du terreau d’origine. Mais détasser profondément le sol car les racines peuvent descendre jusqu’à 80 cm. Si l’on recouvre le sol de mulch, veiller à ne pas en mettre au cœur des plantes.
Niger possède un feuillage résistant. Dégager éventuellement le centre pour mieux voir les fleurs.
Orientalis : si la plante est en situation peu abritée, ne pas couper les feuilles car elles constituent une protection.
Il ne faut pas acheter des hellébores non fleuris car la couleur peut être aléatoire. Il faut choisir la couleur que l’on veut sur des plantes fleuries.
Les hellébores doubles grainent peu. Mais de toutes façons il vaut mieux ne pas laisser trop grainer les hellébores. La suppression des gousses lorsqu’elles grossissent permet aux fleurs de bien vieillir.
Au bout de dix ans, certaines variétés peuvent atteindre 1 m.

D’autres espèces en fleurs en janvier

  • Le cyclamen coum peut être planté en compagnie d’hellébores. C’est une plante de rocaille qui se ressème moins facilement que le cyclamen neapolitanum. On peut répandre des cendres de bois autour des cyclamens pour aider le semis spontané.
  • Les galanthus (perce-neige) également. Une petite légende, là encore :

La neige cherchait sa couleur. Elle s’adresse à la rose, qui refuse. Elle s’adresse à la violette, qui refuse également. Elle en rencontre beaucoup d’autres mais aucune fleur ne veut donner sa couleur à la neige. Elle rencontre cependant le perce-neige qui, lui, est généreux et accepte. Alors, en remerciement, la neige lui dit : lorsque je recouvrirai la terre, toutes les fleurs me détesteront, mais toi, jamais tu ne seras abîmé…

  • Le chrysosplenium macrophyllum stolonne comme le fraisier. Très bon couvre-sol.
  • L’ypsilandra thibetica difficile à trouver, fleurit blanc (existe aussi en bleu), mesure 30 cm et aime l’ombre du sous-bois.

Des feuillages colorés

  • Le Carex oshimensis ‘Everillo’, belle touffe persistante de couleur dorée, plante très résistante, mais ne pas placer dans des racines d’arbres où l’ombre serait trop sèche.
  • Le Carex elata ‘Aurea’ aime l’ombre ou la mi-ombre lui aussi et demande de l’humidité.
  • La Luzula sylvatica ‘Aurea’ de couleur dorée elle aussi (comme son nom l’indique) supporte très bien l’ombre sèche.

Les Baptisias

Vivaces, elles aiment le plein soleil et tolèrent la mi-ombre. Légumineuses, elles ressemblent un peu aux lupins. Elles comptent 6 à 7 espèces botaniques. L’intérêt s’est d’abord porté sur l’espèce australis. Elle résiste à la sécheresse estivale, préfère un sol calcaire (pH de 7,2 à 8,5) mais pousse tout de même en sol acide (avec un pH de 5,8).

Autres espèces citées : tinctoria qui servait en teinturerie, et surtout, leucantha.
Il existe 40 à 50 variétés. Il ne faut pas acheter des sujets trop petits, les limaces en sont friandes.
Constat qu’autour des vieux pieds les mauvaises herbes ont du mal à s’installer. Il pourrait y avoir (le conditionnel est important) sécrétion d’antibiotiques au niveau des racines.
Deux catalogues américains en ligne peuvent être consultés sur Internet : Wayside Gardens et Plants Delights.
Il y a très peu de producteurs de graines. La graine est en effet très imperméable à l’eau. Pour les semer, Thierry Delabroye les coupent légèrement.

Nota
Le temps a manqué pour aborder la question des épimediums, mais Thierry Delabroye s’est montré prêt à venir nous rencontrer à nouveau.

Je vous signale l’existence d’un petit film sur les hellébores (et notamment l’hybridation).
Ce film a été tourné par Philippe Minot pour son site http://www.jardin-jardinier.com/

Date : 24 janvier 2015
Photos / Texte : Daniel P

Après la conférence, les pépiniéristes ont apporté un certain nombre de plantes qui ont été écoulées auprès des adhérents présents

 Les Vivaces de Sandrine et Thierry
Thierry et Sandrine Delabroye
40 rue Roger Salengro – 59496 Hantay
03 20 49 73 98
contact@les-vivaces-de-sandrine-et-thierry.fr
https://www.les-vivaces-de-sandrine-et-thierry.fr/

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09Déc

Techniques de jardinage à pratiquer de décembre à février pour préparer les récoltes des primeurs par Thérèse 

9 décembre 2014 Ronan Quidu Potager

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

Des techniques pour semer ou planter en hiver et des solutions pour obtenir des légumes primeurs.

Les buttes : il s’agit ici de créer des buttes simplement en remontant la terre afin de former un dôme entre 2 allées. Le but est d’assurer le drainage et de profiter au maximum des rayons du soleil arrivant à l’oblique sur le sol. Le gain estimé est de 2 à 4°C. Si la terre est trop lourde ou trop humide, il faut l’enrichir de sable et de compost.
Pour augmenter l’emmagasinement de chaleur, on peut étaler une couche de 20cm de terreau noir sur la terre.
La culture sur buttes dans tout le potager est associée à une démarche plus écologique de culture et pourrait être traitée dans une autre conférence.

 Les couches chaudes : On les réalise de fin décembre, début janvier à fin février.
Matériel nécessaire : un châssis avec des baies vitrées (fabrication maison ou acheté), des paillassons pour le couvrir par grands froids, du fumier de cheval ou de vache ou de mouton et des débris végétaux (compost grossier, feuilles mortes.), de la paille pour entourer le châssis et maintenir la température et un thermomètre.
Mise en place de la couche : Le châssis doit être orienté plein sud. Pour éviter les déperditions de chaleur, il faut l’enterrer de 20 à 30 cm environ. On creuse dans le sol une fosse de 30 à 60 cm que l’on remplit avec le fumier et les débris végétaux. On arrose sans excès et on couvre le tout avec 20cm de terreau. La partie de terreau se trouvera au-dessus du niveau du sol. Il faut qu’il reste une hauteur de 30cm minimum sous la vitre. Ensuite, on installe la paille autour du châssis.
Mise en chauffe de la couche : La montée en température due à la fermentation doit se faire dans les 7 à 10 jours. Selon le fumier utilisé, elle peut atteindre plus de 60°. Il faut attendre qu’elle redescende vers 25° pour commencer à utiliser la couche. Cette température se maintiendra environ 1 mois avant de descendre vers 15°.
Surveillance de la couche : Dès qu’il y a du soleil, il faut ouvrir le châssis pour éviter une surchauffe qui peut intervenir rapidement. Si les nuits sont froides, il faut couvrir avec les paillassons qu’il faudra enlever dès le matin pour éviter une obscurité qui produirait un étiolement des plantes.

Les ados : Il s’agit de créer une butte à un seul versant le long d’un mur ou d’une haie exposée au sud et à l’abri des vents froids. En la recouvrant de terre noire, on augmente la température du sol. C’est la technique la plus simple, la plus écologique, la moins onéreuse et qui est cependant très efficace.

Le jardin en cave : Une caisse en bois ou une poubelle remplie de terreau permet le forçage des endives, des pissenlits récupérés dans la pelouse. Avant le repiquage, arrosez copieusement. Au besoin, couvrez-les d’un plastique noir. 

Des aides matérielles :

Les châssis : Froid, s’il ne reçoit aucun fumier, tiède s’il reçoit sous la couche de terre du fumier de vache ou d’ovin ou une bonne épaisseur de feuilles mortes à décomposition rapide. La couverture vitrée permet d’emmagasiner la chaleur le jour. Il est indispensable de pouvoir aérer les châssis et il sera nécessaire de les couvrir la nuit par grand froid (couverture, paillis, cartons)

Les tunnels : Tous les modèles sont permis, fabrication maison ou tunnels accordéon du commerce, ils permettent de lutter contre l’humidité (les racines des plantes résistent mieux au gel dans une terre sèche), de lutter contre les écarts de température en emmagasinant de la chaleur le jour. Ces tunnels ont l’avantage d’être déplaçables

La serre : Grâce à son grand volume d’air, la différence de température entre le jour et la nuit est réduite. On peut aussi la chauffer ou la maintenir hors gel. C’est la meilleure solution pour cultiver des légumes primeurs mais c’est aussi la plus onéreuse. S’équiper d’une serre permet d’allonger les périodes de culture en automne et de cultiver des tomates à l’abri de la pluie.

Que semer planter ou repiquer et quand ?

Les fèves :  En novembre, décembre, janvier, à bonne exposition sur buttes, sous châssis froid, sous tunnel. Pour les protéger du froid, il faut semer profond à 10cm. Ensuite on buttera les tiges lorsqu’elles atteindront 15cm pour éviter qu’elles ne se couchent. La culture anticipée permet d’échapper aux pucerons noirs. Lorsque la plante a fleuri, il faut étêter la tige Variétés à privilégier ‘Séville’ ‘Express’ très hâtives et ‘Aguadulce’ hâtive.

Les laitues de printemps : A repiquer sous châssis froid ou sous tunnel en novembre.

Les épinards : A semer en novembre en choisissant des variétés d’hiver tel ‘Géant d’hiver’. Il sera nécessaire de les couvrir si le froid devient plus intense.

L’ail rose ou blanc : A planter à partir de novembre sur buttes de préférence car il ne supporte pas l’humidité stagnante.

L’échalote : A planter en janvier sur buttes

Les oignons blancs : Semis sur couche chaude en Janvier ou sous tunnel en février. Repiquage de ceux semés en octobre-novembre sous tunnel en février.

Les endives : A replanter en cave tout l’hiver au fur et à mesure des besoins.

La barbe de capucin : Arracher la plante avec toutes ses racines et la repiquer en cave après avoir coupé les feuilles 1cm au-dessus du bourgeon. Couvrir pour assurer le noir complet. Récolter tout l’hiver en coupant toujours au-dessus du bourgeon.

Les carottes : Semis en janvier sur couche chaude ou sous châssis tiède, à partir de fin Janvier sous tunnel ou châssis froids Choisir des variétés hâtives à racines courtes.

Les choux : Semis en décembre sur couche chaude de choux pointus très précoces comme ‘Express », Golden Acre’ ou précoces comme ‘Pointu de Châteaurenard ‘ ou F1 ‘Cap Horn’, à partir de fin janvier sous tunnels ou châssis froid. Les choux de Milan seront semés à partir de janvier sur couche chaude ou sous châssis tiède.

Les pois : Semis de pois à grains ronds et de pois gourmands en janvier sur couche chaude, début février sous tunnel.

Les radis : Culture sur couche chaude tout l’hiver, sous châssis tiède à partir de mi-janvier.

Les tomates, les aubergines, les poivrons, les céleris, les poireaux d’été : semis sur couche chaude en janvier pour un repiquage sous tunnel ensuite.

Les topinambours : A planter en janvier.

Les pommes de terre : A planter sous tunnel à partir de mi-janvier des variétés hâtives. On peut mettre des cartons sur le sol les premiers temps pour maintenir la chaleur. Cette culture se fera sous abri jusqu’à la fin des gelées.

Date : 6 décembre 2014
Photos / texte : Thérèse

 

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09Déc

Conférence : Les succulentes ou plantes grasses rustiques par Stéphane Bellec

9 décembre 2014 Ronan Quidu Conférence, Conseils Jardin d'ornement

Conférence

Pourquoi le mot ‘succulentes’ :

Concept de plantes à réserve d’eau

  • feuilles : Sempervivurns, sedums, delospermas, rosularia, orostackys, etc.
  • racines : (tuberisées) rhodiola, talinum

Les familles :

  • crassulacées : sedum, crassula, sempervivum, rhodiola, rosularia, orostackys
  • aizoacées : delosperma, bergeranthus, chasmatophyllum
  • portulacacées : calandrina, talinum

Les origines géographiques :

  • sedums (dans le monde entier, sur tous les continents sauf Australie et Nouvelle-Zélande)
  • sempervivums (montagnes d’Europe et de tout le vieux continent jusqu’en Turquie et Géorgie et une seule espèce d’origine marocaine, des monts atlas)
  • rhodiola (Europe -Asie principalement)
  • orostackys (Russie ,Mongolie, Sibérie)
  • La grande famille des aizoacéesï (Afrique du sud principalement)
  • famille des portulacacées (hémisphère sud, Afrique du sud, Chili)
  • Les crassulas (Afrique du sud)

Les milieux :

Pour la plupart de ces plantes les milieux sont en général secs et arides, du moins une partie de l’année (montagne, haut plateau, plaine d’altitude, steppe aride, milieu semi-désertique) d’où très peu de concurrence

La plupart du temps ces plantes absorbent de l’eau au cours du printemps ou à la fonte des neiges dans leurs milieux d’origine et pour certaines sont en semi-dormance au cours de l’été.

Les plantes adaptées

Adaptation spécifique au milieux secs et arides par le biais du stockage d’eau et le repos estival ou semi-dormance

Feuillage à cuticule foliaire très épais et aussi la capacitée de se recroqueviller lors de la saison sèche pour diminuer son évapotranspiration et elles peuvent perdre une partie de leurs feuillages en desséchant elles-mêmes leurs propres feuilles, pour préserver les bourgeons terminaux de croissance en attendant la prochaine pluie ou la prochaine saison pour certaines

Confusion des genres et espèces rustiques et non rustiques :

Le gros souci aujourd’hui est la vente en jardinerie, mais aussi par des pépiniéristes peu scrupuleux qui n’hésitent pas à mélanger toute les succulentes, en général une grande part de non rustique avec une partie de rustique,

Cela est très fréquent chez des revendeurs et l’on voit à la vente beaucoup d’echeveria parmi les sempervivums, ou dans des compositions (toute faite), c’est vrai que suivant l’endroit où cette composition va être posée ou cultivée la température diffère énormément si l’on habite à proximité de la côte ou à +de 10 km dans les terres.

Aujourd’hui beaucoup d’affirmation chez les amateurs qui se prennent malheureusement souvent pour des connaisseurs et qui n‘hésitent pas à mettre nos connaissances en doute parce que chez eux, elles tiennent dehors ou elles ne tiennent pas. Ces gens-là en général ne vérifient ni le nom botanique, ni la véracité de ce nom, ni les milieux de culture de ces plantes. Combien de fois je n’ai pas entendu des clients me dire que les sempervivums gelaient chez eux ; ils ne se sont jamais posé la question du substrat par exemple et cela est très préjudiciable pour les pépiniéristes spécialisés.

Les genres :

  • Les sempervivums : latin, toujours vivant, faculté de survivre en se nourrissant uniquement de la pourriture de leurs propres feuilles, plante oto phage mytologie, barbe de Jupiter, plante médicinale, vertus cicatrisantes, utilisation ancestrale sur les faitages de chaumières
  • Les sedums : de formes végétales très variées, vus les différentes origines (montagne, steppes, milieux semi-désertiques, allant des formes caduques à persistante ou semi-persistantes, voire annuelle (sedum pulchellum) ou bisannuelle (sedum pilosum-sedum sempervivoides)
  • Les delospermas et autres aizoacées rustiques : quasiment toutes originaires de milieux semi-désertiques avec des hivers secs en général, d’où les problèmes de culture sans protection hivernale
  • Les orostackys et rosularia: origine d’assez haute altitude et de steppe rocailleuse bien sûr couverte de neige en hiver, d’où pas de problème d’humidité en hiver.

Les utilisations (possibles ou souhaitées) :

Rocailles : les succulentes sont avant tout des plantes de rocaille, mais qu’est vraiment une ‘rocaille’ ? On peut faire tellement de sorte de rocailles différentes et il est impossible de cultiver toutes les plantes de rocaille dans un seul type de rocaille car les exigences des plantes sont tellement différentes (éboulis, fissure verticale, sol frais drainant, acide, calcaire, situation ensoleillée ou mi-ombre, pleine lumière ou sans soleil direct) pour beaucoup des succulentes elles préfèrent le plein soleil et les milieux arides.

(On voit trop souvent des succulentes qui ressemble à des choux car cultivées en milieux trop riches)

Couvre-sols : avant tout avec certains sedums et certains delospermas qui ont des croissances rapides si les milieux ne sont pas trop pauvres en nutriments 

Toits végétaux : très à la mode, mais toutes les succulentes ne conviennent pas. Certains sedums sont idéaux, mais trop invasifs (principe de création des tapis végétaux).

Les genres et variétés peu adaptées sont avant tout ceux qui ont des enracinements profonds (delosperma rhodiola orostackys certains sedums). Il leur faut au moins 10cm de profondeur. Or les toitures dites extensives avec 5 cm de substrat sont des milieux pauvres et très peu enclins à la propagation, d’où l’utilisation des tapis et des variétés très invasives.

Auges, bacs, pots : toutes les variétés sont possibles mais avec des variabilités énormes suivant la profondeur, les combinaisons, les substrats et l’arrosage s’il y a lieu.

Problème d’indentification : problèmes liés aux métiers de l’horticulture, internet pas sérieux, échanges sans noms, semis sans intérêt.

Problème et maladies :

  • Sensibilité aux limaces pour certain genre (orostackys delosperma certain sedum et sempervivums),
  • Problème récurrent : les othyrynques, les taupins, les tipules, pourriture liée avant tout à un manque de drainage et de milieu trop confiné, climat trop humide en hiver.

Date : 8 décembre 2014

Photos / texte : Stéphane Bellec

Après la conférence, le pépiniériste a apporté un certain nombre de plantes qui ont été écoulées auprès des adhérents présents

Pépinière Bellec Stéphane et Nathalie

Pépinière de vivaces, plantes de rocailles et succulentes rustiques

Kerlosquet – 56240 Berné

Tel 02 97 34 20 39

Contact@pepiniere-bellec.com

https://www.pepiniere-bellec.com/

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10Nov

Conférence : A propos des plantes qui supportent la présence de racines par Thérèse P

10 novembre 2014 Ronan Quidu Conférence, Conseils Jardin d'ornement

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

Petite étude simplifiée du système racinaire.

Rôles de la racine :

  • L’ancrage au sol : selon la nature du sol, les racines se développent et se ramifient plus ou moins (de quelques mm à plusieurs dm). Selon l’espèce de plantes, le développement des racines peut être totalement différent : en profondeur pour le chêne, la glycine, la rose trémière…en surface pour le prunus, le peuplier, le buis, le lonicera.
  • L’absorption de l’eau et des nutriments du sol, leur transportaux autres parties de la plante pour sa croissance et la photosynthèse dans les feuilles. Ce transport est en fait réalisé à la fois par l’évaporation foliaire et par la pression racinaire due à l’absorption active d’eau.
  • L’accumulation de réserves surtout dans les régions à climat saisonnier : pendant la saison froide, une partie des réserves est utilisée pour la respiration d’entretien des tissus ; au début de la saison chaude, le redémarrage de la croissance se fait grâce aux réserves de glucides, de lipides et de protéines accumulées.
  • Le support d’associations symbiotiques complexes avec les micro-organismes (certaines bactéries et les champignons mycorhiziens) qui vont aider à la fixation de l’azote, à la solubilisation et à l’absorption d’éléments comme le phosphore, le cuivre ou le zinc, à l’absorption de l’eau. Ceci va permettre d’améliorer le développement des racines et des plantes.
  • La fonction de tuteur : chez certains végétaux, des racines aériennes viennent s’ancrer dans le sol de part et d’autre de la plante pour la maintenir à la verticale.
  • Le décolmatage du sol :c’est le cas du Branle, une plante résistante aux climats extrêmes, qui par ses racines déstructure la roche dure et stérile, la transforme en sol plus riche, permettant à d’autres espèces plus exigeantes de s’implanter.
  • La création de sol : par les acides organiques qu’elles produisent, les racines contribuent à la destruction des calcaires et à la libération de calcium et autres minéraux utiles aux plantes.

Structure de la racine :

Le plus souvent, la racine est un axe qui de développe vers le bas en fuyant la lumière.

On distingue 4 zones aux fonctions spécifiques que l’on retrouvera aussi dans les ramifications de la racine primaire :

  • la zone subéreuse : située juste sous le collet, elle a un rôle protecteur. C’est dans cette zone que se forment les racines secondaires qui auront les mêmes caractéristiques que la racine principale. Elles permettent d’accroître l’étendue du système racinaire. On appelle radicelles les plus fines de ces racines secondaires qui possèdent beaucoup de poils absorbants.
  • la zone pilifère : garnie de poils absorbants sauf chez les plantes aquatiques et les plantes épiphytes. Chaque poil est constitué d’une seule cellule très allongée dont les parois nues permettent l’absorption de l’eau et des sels minéraux. Ces poils, d’une durée de vie très courte, sont sans cesse renouvelés. Cette zone est toujours de la même taille.
  • la zone subterminale:lisse de quelques mm, elle est le siège de la croissance.
  • la zone embryonnaire recouverte d’une coiffe composée de cellules qui se renouvellent continuellement et par leur sécrétion permettent une meilleure pénétration dans le sol.
  • Les radicelles représentent moins de 10% de la masse totale d’un arbre mais le chevelu racinaire qu’elles forment correspond à 90% de sa longueur. On trouve ici le problème que nous évoquerons bientôt : comment gérer la concurrence entre les systèmes racinaires des plantes que l’on veut installer.

Les types de racines :

  • La racine primaire : Elle se développe dès le début de la germination. C’est la racine principale Elle résulte de la croissance de la radicule de l’embryon contenue dans la graine.
  • Les racines secondaires d’ordre 2,3,4 : Elles naissent à partir de la racine primaire ou d’une racine secondaire.
  • Les racines adventives :elles naissent à partir de la tige ou d’une feuille ou d’un stolon. Elles peuvent être aériennes ou souterraines. 

Les systèmes racinaires.

L’ensemble formé par la racine primaire et les racines secondaires forme le système racinaire. On rencontre plusieurs formes de systèmes racinaires.

  • Le système racinaire pivotant : par sa longueur et sa largeur, la racine principale se développe de façon prédominante
  • Le système racinaire fasciculé :

2 cas:

  • la disparition précoce du pivot entraîne la formation d’un faisceau de racines à la base de la tige.
  • les racines latérales ont un développement similaire à la racine principale et ne se ramifient pas.
  • Le système racinaire traçant : la racine principale est plus ou moins développée. Des racines secondaires se développent horizontalement et à faible profondeur. Elles donnent naissance à de nouvelles plantes quand elles percent le sol.
  • Les racines tubérisées : la racine pivotante (carotte, betterave…) ou les racines fasciculées dahlia…) se développent de façon proéminente et accumulent des réserves. A noter que les tubercules peuvent aussi se développer sur des tiges souterraines (pomme de terre) ou à la base de la tige (cyclamen, colchique…)

Pour mémoire, on peut citer d’autres systèmes racinaires moins fréquents qui résultent de l’adaptation de la plante à son milieu d’origine : les racines contrefort, les racines échasses, les racines lianes, les racines ventouses ou crampons.

Remarques :

Les rhizomes : il ne s’agit pas d’une racine mais d’une tige souterraine qui donne naissance à des systèmes de racines fasciculées sur la face inférieure et à des tiges aériennes sur la face supérieure.

Dans le choix des plantes que nous voulons installer, il sera important de prendre en compte le système racinaire des plantes choisies.

Celles qui ont un système pivotant doivent pouvoir accéder aux couches profondes du sol, alors que celles ayant un système fasciculé ou un système traçant, celles qui forment des rhizomes se contentent de puiser leurs ressources dans les couches superficielles.

Planter en tenant compte des racines concurrentes.

Les éléments à prendre en compte.
Dans la majorité des cas, lorsqu’on pense concurrence des racines, il s’agit de planter près d’arbres.

Le choix de l’emplacement :
Dans le système racinaire d’un arbre, la partie où les racines sont le plus actives se trouve à l’aplomb de la couronne. C’est là que se trouvent les radicelles qui puisent l’eau et la nourriture dans le sol. Près du tronc, les racines occupent plus de place mais sont moins actives.

Le système racinaire :
La surface occupée par les racines et la profondeur de celles-ci diffèrent selon le système racinaire. Il faut essayer d’en tenir compte dans le choix des plantes.
A l’évidence, une racine pivotante a besoin de profondeur, des racines fasciculées ont besoin d’une épaisseur de terre moindre mais plus étendue tout comme des racines traçantes.

L’exposition :

– au soleil : lorsqu’on veut planter le long d’une haie, en plein sud.

– à mi-ombre : dans un sous-bois clair, à la lisière d’un bois, dans un massif ombragé par un arbre ou des arbustes.

– à l’ombre dense des arbres : dans une zone boisée ou tout près du tronc des arbres.

Dans ce cas-là, on pourra privilégier la plantation de bulbes ou de plantes à floraison printanière avant la pousse des feuilles ou bien abattre quelques arbres pour aérer le lieu ou bien élaguer quelques branches basses pour permettre une pénétration de la lumière.

Cette dernière solution ne doit pas faire oublier que les arbres formeront d’autres branches ou que celles situées au-dessus s’allongeront.

L’accès à l’eau

Sous les arbres, l’eau est absorbée rapidement et l’été les pluies ne traversent pas les feuillages. Si on arrose au pied des plantes que l’on a installées, les racines des arbres reviendront rapidement coloniser cet espace et les plantes plus fragiles ne pourront se développer ou bien auront une durée de vie courte. Pour éviter ce phénomène ou le ralentir, il est nécessaire d’arroser tout autour des arbres afin que chaque plante trouve l’eau dont elle a besoin. Dans les espaces plus aérés où il ne s’agit pas d’arbres, on veillera aussi à apporter l’eau à toutes les plantes qui entourent celles que l’on installe.

La nourriture

Les plantes que l’on installe ont besoin de trouver rapidement les éléments nécessaires à leur développement. Comme leurs racines sont de fait encore peu développées et que les plantes déjà installées ont sans doute absorbé ceux qui se trouvaient en surface, il faut au moment de la plantation et dans les années qui suivent enrichir la terre en apportant du compost et des engrais. On retrouve ici le même problème que pour l’eau, à savoir que des racines concurrentes risquent de se redévelopper dans l’espace choisi et priver notre nouvelle plante des éléments que nous avons apportés. Donc, il faut épandre ces éléments nutritifs sur une surface assez large.

Comment procéder ?

Pour assurer au mieux l’installation de notre nouvelle plante, on forme une poche de profondeur adaptée. Il est important de ne pas vouloir installer de gros sujets car le volume du conteneur obligera à creuser une grande poche. Pour la former, il faut supprimer les racines gênantes, retirer la terre et apporter de la terre de jardin et du compost afin de l’enrichir. Lorsqu’on supprime des racines, il ne faut pas oublier qu’elles vont repousser. En conséquence, il faut bien observer le lieu où l’on va creuser pour faire en sorte d’en retirer le moins possible. Ensuite, il faut pailler pour garder l’humidité et arroser régulièrement. Une surveillance des limaces ne doit pas être oubliée car sous les arbres, elles sont souvent nombreuses.

Si on installe une plante à rhizome, on peut en plus ajouter une certaine épaisseur de terre sur l’espace que l’on veut voir coloniser. Comme en général ce sont des plantes qui produisent des racines fasciculées, elles trouveront à s’installer sans problème.

 

A retenir

Quant à moi, après toutes ces considérations théoriques, si je dois planter, je pense aux éléments suivants :

  • Plantation au milieu de plantes à système racinaire pivotant aux racines secondaires peu superficielles : on peut choisir une plante elle-même à système pivotant, fasciculé ou traçant ou formant un rhizome. Soit, elle installera sa racine en profondeur, soit ses racines pourront coloniser l’espace superficiel.
  • Plantation au milieu de plantes à système racinaire fasciculé :
    • une plante à système pivotant trouvera facilement à installer sa racine.
    • une plante à système racinaire fasciculé aura des difficultés pour s’installer. Ses racines seront vite au contact de celles des autres plantes. Pour réussir, le mieux sera de conserver une certaine distance avec les autres plantes. C’est ce qu’on observe dans les jardins à la française le long des bordures de buis : il y a toujours un espace important car les racines de ceux-ci sont très superficielles.
    • une plante à système racinaire traçant s’installera si on la soigne dans les premiers temps.
  • Plantation au milieu de plantes à système racinaire traçant :on peut installer des plantes avec des systèmes racinaires des 3 types. Il suffit de dégager un espace suffisant en retirant les racines encombrant l’espace et de l’enrichir.
    • Les plantes en place ne souffriront pas puisqu’elles ont des racines ailleurs. Si on installe une plante à système à pivot, elle pourra former sa racine en profondeur.
    • Si c’est un système fasciculé, l’espace dégagé devra être suffisant car la plante en place risque de recoloniser l’espace dégagé.
    • Si c’est un système traçant, elle trouvera d’elle-même sa place en l’aidant dans les premiers temps pour installer ses rejets. Dans ce cas, c’est plutôt la concurrence entre les parties aériennes qui risquent de poser problème, une plante étouffant l’autre.

 

Sources : Recherches et photos sur internet sur une multitude de sites et photos personnelles.

Date : 8 novembre 2014
Photos / texte : Thérèse P

Choix de plantes qui s’accommodent de la présence de racines.
Plantes Type racines Floraison Exposition Remarques
Anémone hupehensis pivotante 08/10 mi-o/so rhizome
Anémone nemorosa 04/05 o/mi-o rhizome couvre-sol
Anémone ranuncoloïdes 04/05 mi-o/so rhizome couvre-sol
Aquilegia pivotante printemps mi-o/so/o
Aralia racemosa pivotante 06 et fruits en été ombre légère tubercules ramifiés
Aruncus dioicus 05/07 mi-o/so rhizome
Asperula (Galium) fasciculées 04/07 mi-o/o rhizome tapissant
Aster divaricatus pivotante 08/10 mi-o/so rhizome couvre-sol
Astrantia major fasciculées été mi-o/so racines horizontales
Brunnera fasciculées printemps o/mi-o
Campanula latiloba 05/07 mi-o/so
Campanula poscharskyana 05/10 mi-o/so  stolons
Carex morrowii fasciculées 03/06 so/mi-o rhizome
Centaurea montana 06/07 et 08/09 so/ombre légère rhizome traçant
Ceratostigma plumbaginoïdes 07/10 so/mi-o rhizome traçant
Convallaria majabis (muguet) fasciculées printemps mi-o rhizome
Dianthus barbatus fasciculées été soleil
Dicentra formosa tubéreuses 05/07 mi-ombre
Digitalis 05/07 so/mi-o se ressème facilement
Disporopsis pernyi pivotante 06 mi-o rhizome
Epimedium fasciculées 04/06 o/mi-o rhizome
Euphorbia robbiae fasciculées 04/05 o/mi-o rhizome traçant
Fragaria vesca (fraise des bois pivotante 05/07 so/mi-o stolons
Geranium fasciculées 05/10 so/mi-o
Gillenia stipulata pivotante 05/10 so/mi-o rhizome traçant
Hosta fasciculées 06/09 mi-o/o
Ligularia pivotante automne mi-o rhizome
Liriope muscari fasciculées fin été mi-o rhizome
Omphalodes verna 02/05 mi-ombre stolons
Pachysandra terminalis pivotante 05/06 mi-o/o rhizome
Peucedanum ostruthium tubéreuses 06/08 so/mi-o
Podophyllum peltatum fasciculées 05/06 mi-o rhizome
Polygonum runciforme fasciculées 07/11 mi-o/o rhizome traçant
Primula fasciculées selon espèces mi-o
Pulmonaria 02/04 mi-o/O rhizome
Reinecka carnea fasciculées 09/10 o/mi-o rhizome
Rodgersia aesculifolia fin été mi-o/o rhizome
Saxifraga stolonifera fasciculées 05/07 mi-o/o stolons
Stobilanthes attenuata 08/11 so/mi-o
Tricyrtis 07/09 mi-o/o rhizome
Vinca major pivotante printemps so/mi-o/o stolons
Waldestenia ternata pivotante 05/06 so/mi-o stolons
A cette liste de plantes non exhaustive, on ajoutera des fougères : Blechnum spicant, Dryopteris, Cyrtomium falcatum, Onoclea sensibilis, Polystichum, des bulbes : Scilla nutans, Anemone blanda, Narcissus, Eranthis, Cyclamen et les tulipes botaniques, sans oublier les rosiers et toutes sortes d’arbustes.
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19Sep

Conférence : Passez à l’orange, la couleur orange par Alain

19 septembre 2014 Ronan Quidu Conseils Jardin d'ornement

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

La couleur orange est une couleur secondaire résultant de la combinaison des couleurs primaires jaune et rouge.

Il existe donc différents tons d’orange tirant plus sur le rouge, ou plus sur le jaune. On parlera ainsi de rouge-orangé, de jaune-orangé, d’un orange vif ou au contraire pâle. Et pour compliquer encore plus, certaines fleurs ou surtout certains feuillages d’une plante peuvent varier d’une saison à l’autre, selon l’exposition, selon la météo… On qualifie certains oranges de : cuivre, abricot, pêche, roux, corail…

Dans le nom d’une plante aurantica ou aurantiacum indique une couleur orange (exemple : Meconopsis cambrica var. Aurantiaca)

Sa couleur complémentaire est le bleu. C’est la couleur qui crée un contraste fort mettant les tons orange le plus en valeur.

C’est la couleur la plus chaude. Elle est stimulante et synonyme d’énergie, de chaleur et de dynamisme mais elle est aussi envahissante, en tout cas peu discrète et il faut s’en méfier.

De l’orange ? Pour ou contre ?

Beaucoup de jardiniers se méfient de cette couleur. Certains la trouvent flamboyante et chaleureuse, d’autres la considèrent comme vulgaire. Faut-il pour autant la bannir alors qu’on s’extasie devant les flamboyantes couleurs automnales où l’orange est omniprésent ?

Contre :

  • Souvent agressif si employé abondamment
  • Certains tons d’orange violent manquent de délicatesse.
  • Pas évident à employer : attire le regard. On peut s’en servir pour mettre en valeur un objet de décoration ou un arbuste mais il faudra éviter de mettre de l’orange près d’un endroit que l’on souhaite oublier (un mur inesthétique, une construction sans intérêt…).
  • A éviter dans les jardins que l’on veut reposants.

Pour :

  • Couleur joyeuse et stimulante qui se marie bien avec le soleil d’été et les fortes luminosités. C’est une couleur du Midi.
  • Teinte automnale par excellence.

Alors ?

C’est une couleur à utiliser avec modération, par petites touches pour créer une note vive et réveiller une plate-bande un peu sombre (le blanc et le jaune réveillent également les teintes froides mais l’orange apporte plus de chaleur)

Avec quelles couleurs l’associer ?

En priorité avec le bleu, le vert foncé et le violet. Le contraste est fort. Au milieu de teintes froides, l’orange doit rester minoritaire et être utilisé en petites touches.

De même, il réveille les feuillages gris ou bleutés.

Intéressant avec le jaune et le rouge pour créer des plates-bandes vives et colorées. Mais attention : un excès de couleurs chaudes peut donner un ensemble criard, agressif, en tout cas peu reposant et gare aux fautes de goût. A manier avec prudence… (on évitera de transformer son jardin en « plate-bande de commune » !). Toutefois ce mélange est somptueux à l’automne (feuillages d’automne et floraisons rouge ou jaune). Il est vrai aussi que les coloris orange des feuillages d’automne sont plus doux que la majorité des floraisons.

Superbe avec le pourpre et le « noir ». L’association d’un Cotinus coggygria ‘Royal Purple’ ou un Cercis canadensis ‘Forest Pansy’ avec un rosier ‘Westerland’ est du plus bel effet.

Quelques floraisons orange

Je n’ai pas la prétention de pouvoir citer toutes les plantes à floraison orange. Car il y en a beaucoup plus que ce que l’on croit. J’ai donc fait un choix très personnel et je ne m’attarderai que sur les floraisons que je considère comme les plus intéressantes et qui demandent à être plus connues.

Ce choix est de plus très personnel car j’ai oublié ( ?) de citer des plantes que je n’aime pas (Kniphofia, œillets d’Inde…) !

Arbres et arbustes

  • Berberis :  darwinii, B. linearifolia ‘Orange King’, B. x logogensis (hybride des précédents). Arbustes persistants de 2 à 3 m au feuillage épineux fleurissant en avril-mai.
  • Chaenomeles (Cognassier du Japon): ‘Orange Selection’ et ‘Cameo’. 2 m. Floraison avril.
  • Hamamelis x intermedia ‘Jelena’ : floraison orange cuivré de novembre à janvier. Feuillage d’automne orangé et rouge. Jusqu’à 4 m. Soleil ou mi-ombre. Terrain frais plutôt acide. Cultivar voisin : ‘Robert’
  • Leonotis leonurus(queue de lion) : Arbrisseau de 1 à 2 m. Floraison à l’automne. Plein soleil car la plante craint le gel. Cultiver en serre ou situation chaude. Rabattre en fin d’hiver. Souvent cultivée comme vivace, voire comme annuelle dans les régions froides.
  • Lonicera x brownii ‘Fuchsioides’ et ‘Dropmore Scarlet’ : longues trompettes orange écarlate en été. 3-4 m. Tout sol. Soleil, mi-ombre.
  • Potentilla fruticosa: arbuste bas de moins de 1 m. Floraison en été. Plein soleil, sol ordinaire. ‘Sunset’ (orange foncé), ‘Tangerine’ (rouge-orangé pâle virant au jaune), ‘Hopley Orange’ (orange virant au jaune)
  • Punica granatum (grenadier) :fleurs rouge-orangé vif en été. Fruits à l’automne : grenade. 4 à 5 m mais il existe une variété naine. Plein soleil et longs étés chauds nécessaires pour floraison et fructification.
  • Rhododendron et azalée(les azalées persistantes ou caduques appartiennent à la section Azalea au sein du genre Rhododendron). Sol acide (PH voisin de 5). Mi-ombre, soleil si sol frais. On trouve des Azalées hybrides généralement caduques au coloris orange souvent brillant et vif. Ils mesurent environ 1,50 m : R. ‘Glowing Embers’, R. ‘Gibraltar’, R. ‘Fire Ball’, R. ‘Coccineum speciosum’ (2 m) etc.

J’aurais pu citer également : Buddleja ‘Orange Sceptre’ sans oublier le jeune feuillage orangé de la Spiraea japonica ‘Fire Light’

Plantes grimpantes

  • Campsis (Bignone) : fleurs en trompette en été. Plein soleil. 10 m. Certains cultivars de C. grandifloraet C. radicans. C. x tagliabuana ‘Mme Galen’ est la plus connue.
  • Eccremocarpus scaber (Bignone du Chili): persistante, croissance rapide. Fleurs tubulaires en grappes en été. 3 à 6 m. Se cultive comme une annuelle car gélive. Semis fin d’hiver (18°C). Soleil, sol riche.
  • Thunbergia alata (Suzanne aux yeux noirs) : vivace souvent cultivée comme annuelle car gélive. 1,50 m. Semis printemps (15°C). Plantation plein soleil.
  • Tropaeolum(capucine) :  tuberosum : vivace. 2 à 3 m. Rouge-orangé et jaune mais certains cultivars ont des fleurs orange. T. majus : annuelle (1 à 3 m). Soleil, sol ordinaire.

A noter les fruits de la passiflore.

Rosiers

Impossible de citer tous les rosiers à la floraison à dominante orange. J’en citerai donc très peu :

  • ‘Louis de Funès’ (1 m),
  • ‘René Descartes’ (1 m),
  • ‘Pat Austin’(1,20 m),
  • ‘Mrs Oakley Fisher’(80 cm, églantine),
  • ‘Marie Curie’(80 cm, orange pâle bordé de rose),
  • ‘Lady of Shalott’ (1,20 m David Austin),
  • ‘Just Joey’ (1 m) etc.

Mais il faut absolument citer

  • l’arbustif ‘Westerland’(2 m),
  • le grimpant ‘Polka 91’ainsi que ‘Leander’ et ‘Crown Princess Margareta’ (arbuste ou grimpant, David Austin).

Tous ces rosiers orange sont à associer avec des feuillages pourpres ou gris ou des floraisons bleues (Perovskia atriplicifolia par exemple).

Vivaces

  • Alstroemeria aurantiaca ‘Orange King’ : Vivace tubéreuse. 1 m. Plein soleil. Ne pas déplacer (racines fragiles).
  • Asclepias tuberosa : Vivace tubéreuse. Suc laiteux toxique. Ombelles de fleurs (parfois rouges ou jaunes) tout l’été. 1 m. Soleil.
  • Echinacea : superbes capitules avec un cœur proéminent. E. ‘Big Kahuna’(capitules jaune-orange / cœur orange), ‘Tiki Torch’ (orange / brun), ‘Marmalade’ (mandarine /cœur ébourrifé orange clair), ‘Art’s Pride’ (orange / brun) Sol riche, soleil. 1 m.
  • Erysinum(giroflée) : (Syn : Cheiranthus). E. x allionii ‘Orange Queen’, E. cheiri ‘Orange Bedder’ (ravenelle)… Plante pour muret. Plein soleil.
  • Epimedium x warleyense ‘Orange königin’ : couvre-sol d’ombre et mi-ombre. Tout sol.35 cm. Floraison en avril-mai. Egalement E. warleyense ‘Ellen Willmott’
  • Euphorbia griffithii ‘Fireglow’, ‘Fern Cottage’ et ‘Dixter’ : vivace drageonnante. 75 cm. Soleil ou mi-ombre.
  • Gazania: Floraison tout l’été. Plein soleil, sol léger. Pour climat tempéré. Nombreux autres coloris.
  • Geum (benoîte): G. rivale ‘Coppertone’ (abricot cuivré), ‘Sigiswand’ (orangé teinté de rouge), ‘Beach house apricot’ (abricot doux), ‘ Marmelade’ (abricot). ‘Tangerine’ (orange vif).  coccineum (orange, étamines jaunes). 30 à 50 cm. Soleil. Terre fraîche.
  • Helenium : fleurs en capitules et disque central proéminent. Longue floraison estivale. Plein soleil. 80 cm à 1,20 m. ‘Septemberfuchs’, ‘Chipperfield Orange’, ‘Coppelia’, ‘Moerheim Beauty’, ‘Sahin’s Early Flowerer’ etc.
  • Helianthemum ‘Henfield Brilliant’ : Fleurs orange foncé en mai-juin. Feuillage gris.  20 cm. Sol sec, plein soleil. Plante de rocailles et murets. H. ‘Ben Heckla’(cœur rouge)
  • Hemerocallis : Une vivace bien connue aux fleurs de formes variées. Beaucoup de cultivars orange. Soleil, mi-ombre. Terrain frais. 0,40 à 1 m.
  • Heuchère ‘Caramel’: coloris brun-orangé. 40 cm. Ombre et mi-ombre.
  • Lantana camara ‘Radiation’: vivace buissonnante de 60 cm. Fleurs orange et rouge tout l’été. S’utilise beaucoup en potées. A rentrer sous abri l’hiver car gélif.
  • Meconopsis cambrica var. Aurantiaca: variété orange du M. cambrica (Pavot jaune). Floraison en été. 30 à 40 cm. Pas de terrain sec. Mi-ombre à ombre (sous-bois). Se ressème.
  • Primula bulleyana (primevère candélabre) : En juin, sur la tige 2 à 5 grappes de fleurs. Ombre, mi-ombre. Sol humifère humide. 50 cm.
  • Salvia regla: vivace arbustive (2 m). Rusticité -10°C. Contre un mur au Sud.
  • Trollius x cultorum: Forme des touffes au feuillage caduc. Floraison jaune plus ou moins orangé ou orange en coupe ou globuleuse (‘Etna’ 60 cm, ‘Orange Globe’ 60 cm, ‘Orange Princess’ 90 cm) en mai-juin. Soleil ou mi-ombre. Terrain humide.
  • Viola(pensée) : la grande (V. x wittrockiana) et la petite (V. cornuta). Tous les coloris mais aussi de l’orange, soit uni soit mélangé à d’autres couleurs. Plein soleil ou mi-ombre.

J’aurais pu citer également : Eremurus x isabellinus ‘Cleopatra’, Phlox paniculata ‘Orange Perfection’, Kniphofia, Pilosella aurantiaca (Hieracium aurantiacum), Agastache ‘Apricot Sunrise’, A. ‘Glowing Embers’, A. ‘Tangerine Dreams’, A. aurantiaca ‘Apricot Sprite’…

Annuelles

  • Bidens ‘Orange Drop’: Floraison continuelle en été. Plante vigoureuse pour potées et jardinières. Des centaines de fleurs orange et centre rouge. Nouveauté 2014.
  • Calendula officinalis (souci): Fleurs en capitules simples ou doubles de mai à l’automne. Semis en avril. Existe en jaune. Soleil, sol ordinaire.
  • Cosmos sulphureus: Feuillage très découpé. Floraison tout l’été. Existe en jaune et rouge. Soleil. Semis en mars.
  • Eschscholtzia californica (pavot de Californie) : Fleurs en coupe. 30 cm. Terrain sec et pauvre. Plein soleil.
  • Tropaeolum (capucine): pour jardinières ou l’avant des massifs. Existe aussi en jaune et rouge. Soleil, terre ordinaire.

On aurait pu citer l’œillet d’Inde (Tagetes).

Plantes bulbeuses

  • Crocosmia (Montbretia) : Fleurs groupées en épis de juillet à septembre. 60 à 80 cm. Soleil, terrain frais. Se multiplie rapidement par stolons. C. aurea, C. x crocosmiiflora, C. ‘Star of the East’, C. ‘Emily McKenzie’, C. masoniorum. Existent aussi des Crocosmia jaunes ou rouges.
  • Dahlia :De 30 cm à 1,50 m. Les formes des inflorescences sont très variées (simples, pompon, cactus…). Plein soleil, sol riche. L’orange est un des nombreux coloris.
  • Homeria collina : Fleurs en coupe (existe aussi en jaune) en mai-juin. Les bulbes sont vendus en mélange de couleurs. 30 à 40 cm. Plein soleil. Sol fertile.
  • Iris germanica : Impossible de citer toutes les variétés orange. On trouve tous les tons possibles. Plein soleil. PH neutre.
  • Lilium (Lis) : classés en plusieurs groupes : botaniques, divers hybrides (asiatiques, américains…). Différentes formes de fleurs et différentes hauteurs. Quelques lis orange : ‘Annabell’, ‘Bright Beauty’, ‘Brushmarks’, ‘Cherywood’, ‘Enchantment’, ‘Jetfire’, ‘Marhan’, ‘Peggy North’ etc. L. bulbiferum, henryi, superbum, pardalinum…
  • Ornithogalum dubium ‘Ballerina’: Plante qui aime la chaleur et le soleil. 30 à 40 cm en fleur. En vente chez les fleuristes principalement. Assez peu rustique (préférer la culture en pot – au sec l’hiver)
  • Tulipe : Toutes les formes, toutes les hauteurs… T. fosteriana ‘Orange Emperor’, T. ‘orange Favourite’, T. ‘Orange Monarch’ etc. Plein soleil, sol fertile.

Feuillage d’automne orange

La couleur orange est la couleur de l’automne avec le rouge et le jaune. Que l’on soit un adepte des floraisons aux couleurs chaudes (et en particulier de l’orange) ou que l’on fuit cette couleur pour son manque de naturel, tout le monde s’accorde pour dire que le mélange du jaune, du rouge et du orange peut créer des décors naturels et des paysages fabuleux à l’automne.

Bien entendu, les feuillages d’automne ne donnent pas des couleurs orangées aussi vives que les fleurs. La couleur est intermédiaire entre le jaune et le rouge. De plus, les feuillages sont souvent un mélange des trois couleurs. Il ne faut pas oublier que les coloris d’automne varient suivant les conditions climatiques et les conditions de culture. Une année une plante peut prendre des couleurs orangées flamboyantes, l’année suivante le coloris peut être plus terne

Quelques Acer (érables)

Les Acer sont des arbres ou arbustes de terrain riche, frais, bien drainé et plutôt acide qui prennent des couleurs exceptionnelles.

Les Acer palmatum aiment la mi-ombre et un sol acide. Beaucoup d’Acer ont un feuillage qui vire à l’orange (bien souvent, un mélange de jaune, rouge et orange).

Ainsi, parmi les espèces d’Acer on notera :

  • buergerianum (orange et rouge),
  • circinatum (orange et rouge),
  • davidii (orange, jaune et rouge),
  • griseum (orange et rouge),
  • oliverianum (orange, rouge et pourpre),
  • saccharinum (orange, jaune et rouge),
  • sieboldianum (orange, jaune et rouge),
  • triflorum (orange) etc.

Parmi les Acer palmatum, on notera :

  • ‘Beni shichihenge’ (brun orangé),
  • ‘Elegans’ (orange vif teinté de rouge),
  • ‘First Ghost’ (orange, doré),
  • ‘Green Star’ (orange vif),
  • ‘Herbstfeuer’(orange),
  • ‘Herhaim’ (orange),
  • ‘Hogyoku’(orange foncé),
  • ‘Ichigyoji’ (jaune ou orange),
  • ‘Kamagata’ (jaune vif et orange),
  • ‘Katsura’ (jaune vif et orange),
  • ‘Koto hime’ (jaune et orange),
  • ‘Matsuyoi’ (orange plus ou moins foncé),
  • ‘Shin deshojo’ (orange et rouge),
  • ‘Summer Gold’ (orangé) etc.

Quelques arbres et arbustes

On ne peut pas dire que le feuillage soit franchement orange : il est orangé, rouge-orangé ou jaune orangé.

C’est le cas, pour les arbres, de :

  • Amelanchier asiatica, A. laevis, A. lamarckii,
  • la plupart des Betula (bouleau) ont des feuilles qui virent au jaune plus ou moins orangé,
  • Cercidiphyllum japonicum,
  • Cornus controversa,
  • Cotinus obovatus et Cotinus ‘Grace’,
  • certains Malus notamment M. x ‘Evereste’…
  • Le hêtre et le charme prennent également des tons orangés.

Pour les arbustes :

  • Aronia arbutifolia,
  • Cercis canadensis ‘Forest Pansy’,
  • Cotinus ‘Grace’,
  • Enkianthus campanulatus,
  • Fothergilla,
  • Hamamelis x intermedia…

Quelques graminées

Certaines graminées ont, souvent dès l’été, des inflorescences dorées, cuivrées… mais les feuillages à l’automne peuvent virer à l’orange plus ou moins vifs. C’est le cas notamment de

  • Achnatherum calamagrostis,
  • Andropogon gerardii, A. gyrans et A. virginicus,
  • Sorghastrum nutans.

Mais ce ne sont pas les seules.

Quelques baies orange

Il y a les fleurs en toute saison, les feuillages à l’automne, mais en hiver la couleur orange est encore un peu présente, cette fois sous forme de baies. Là encore la couleur est souvent jaune-orangé ou rouge-orangé plus que franchement orange. De plus la couleur varie avec la maturité des baies. Mon choix est assez restreint car je ne cite que les baies vraiment proches de l’orange.

  • Cotoneaster franchetii(baies orangées à l’automne qui deviennent rouges au fur et à mesure de l’avancement de l’hiver), ‘Coral Beauty’ (couvre-sol),  splendens (orangé vif)
  • Hippophae rhamnoides (Argousier)Grand arbuste ou petit arbre, buissonnant, à pousses épineuses. Fruits jaunes ou orange à maturité (vers le mois de septembre) sur les plants femelles.
  • Malus‘John Downie’ (rouge et orange), ‘Professor Sprenger’ (rouge-orangé persistant l’hiver), ‘Rudolph’ (jaune-orangé tout l’hiver), ‘Snowdrift’ (rouge orangé persistant l’hiver)
  • Physalis alkekengi (Amour en cage): vivace traçante. Baies rouge-orangé entouré d’un calice orange (lanterne chinoise). 70 cm. Soleil. Sol ordinaire.
  • Pyracantha  ‘Orange Glow’, ‘Orange Charmer’(beaucoup de fruits sont jaune-orangé ou rouge-orangé)
  • Sorbus aucuparia ‘Edulis’(sorbier des oiseleurs)
  • Les cynorrhodons des rosiers sont généralement rouge-orangé mais certains rosiers ont des fructifications orange. C’est le cas de Rosa nitida, Rosa soulieana, Rosa rugosa rubra, Rosa moyesii ‘Hemsley’ et ‘Highdownensis’, certains rosiers-lianes (‘Seagull’, ‘Kew Rambler’…) etc.
  • Parmi les vivaces, il est intéressant de noter les baies orange spectaculaires de l’Iris foetidissima.

Date : 13 septembre 2014
Photos / Texte : Alain

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07Sep

La culture des choux par Jean Yves

7 septembre 2014 Ronan Quidu Potager

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

Famille des crucifères Brassica oleracea
Une grande variété de choux s’offre à nous, soit nous pouvons les cultiver dans notre jardin ou les acheter sur les étals.
Des formes, des couleurs et évidemment un goût différent ; toute une gamme qui donne envie de les cuisiner tout au long de l’année. Le chou est tout de même considéré comme un légume d’hiver.

Espèces
* Choux à inflorescences : choux fleurs -choux brocolis -choux romanesco
* Choux à feuilles :  de Bruxelles- choux pommé- cabus- pointu rouge ou vert- choux fourrager- choux de Milan- choux de Lorient- choux frisé non pommé -choux de Chine pak choi pe tsai –
* Choux perpétuels
* Choux à rave : choux navet – rutabaga- choux rave

Culture
Besoin en eau de150 à 250mm selon l ‘espèce
Besoin en fumure 200n 100p 250k
Exigence au niveau ph 6,5 à 7
Nous ne mettrons pas de fumure organique fraîche car elle accroît l’attractivité pour la mouche du chou

Maladie / Pour remédier à ces problèmes,
* alternaria – mycophosphorella – mildiou – bactérioses : il faut appliquer de la bouillie bordelaise ou du cuivre
* hernie du chou : il convient d’améliorer le ph et tenir compte de la rotation des cultures c’est à dire : 5 ans entre 2 crucifères
il faut exclure les engrais verts à base de moutarde

Parasites
altises – piéride – mouche – cécidomie – pucerons verts – pucerons cendrés – noctuelles – tenthrèdes – limaces :
* appliquer de la tanaisie ou de l’absinthe
* pulvériser du succes à base de spinosad contre les mouches
* poser des collerettes en carton ou en plastique de 12 cm autour du collet contre les pontes des mouches
* pulvériser de la bactospéine à base de bacillus thurengiensis contre les chenilles 

Ravageurs
Les pigeons, lapins, chevreuils, lièvres sont également redoutables pour nos choux :
* vaporiser un répulsif à base de lait caillé
* poser du grillage ou des fils électriques ou des fils tendus ou un filet

Semis
Le nombre de graines au gramme varie selon les variétés, c’est à dire de 200 à 400 unités,
La mise en place peut se faire en pépinière, en pleine terre ou en mini mottes sous serre pour les semis précoces.

Plantation
La densité de plantation au m² dépend des espèces :
1 à 2 plants pour les choux fleurs
2 plants pour les brocolis, les choux cabus, les choux de Milan ou les choux frisé
3 plants pour les choux rave : les choux chinois pet choi pe tsai
Repiquer les plants à 5 ou 6 feuilles. Pour assurer une meilleure reprise, planter dans une terre bien ressuyée

Calendrier de production
Vous récolterez vos choux fleurs au printemps, à l’automne ou en hiver.
Vos brocolis seront productifs au printemps ou à l’automne
La tolérance au froid est plus ou moins grande selon les espèces.

Date : 6 septembre 2014
Photos / texte : Jean Yves

 

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09Juin

La culture de la tomate par Thérèse

9 juin 2014 Ronan Quidu Potager

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

Historique
Découverte au Mexique en 1519 par l’espagnol Hernan Cortes, la tomate est cependant originaire du nord-ouest de l’Amérique du Sud (Pérou, Colombie, Equateur).
D’abord appelée en France Pomme d’amour ou Pomme d’or jusqu’au XIXème siècle, elle prend ensuite le nom de tomate qui se retrouve dans beaucoup de langues. Celui-ci est issu du mot tomalt en Nahuatl (langue uto-aztèque).
Elle fût d’abord cultivée en Espagne et en Italie pour un usage médicinal. La tomate est en effet de la même famille que la belladone qui était présente en Europe. Dès la fin du XVIème siècle, elle est consommée en Espagne. Mais il faudra attendre le milieu du XVIIIème pour qu’elle ne soit plus une culture ornementale en Europe du Nord.
En France, sa consommation se fait d’abord dans le sud vers 1600 grâce à Olivier de Serres.
Les premières variétés potagères apparaissent au catalogue Andrieux-Vilmorin en 1778. La culture de la tomate se diffusera pendant la révolution grâce à la montée à Paris des Provençaux.
Actuellement, la tomate est l’un des légumes les plus cultivés au monde : un tiers des surfaces réservées aux légumes.

Généralités
La tomate fait partie de la famille des Solanacées, son nom scientifique étant Solanum lycopersicum.
Il existe des milliers de variétés (cultivars), celles à gros fruits ayant été longtemps privilégiés dans les sélections. Actuellement, les petites tomates et les variétés anciennes ou locales sont très prisées par les consommateurs et on trouve de nouvelles variétés.
On peut classer les variétés selon leur forme :
* très gros fruits aplatis et côtelés, type Marmande,
* fruits ronds pesant de 100 à 300g,
* fruits allongés à bouts ronds, type Roma ou pointus, type Chico,
* petits fruits appelés cerises,
* fruits de couleurs et de formes variées.

Une petite sélection pour leur saveur et leur texture :
* ‘Ananas’ : très gros fruit orangé, tardive
* ‘Black Cherry’ : comme une grosse cerise
* ‘Rose de Berne’ : un fruit moyen parfumé
* ‘Noire de Crimée’ : une chair douce et fondante
* ‘Cuor di Bue’ : un fruit non côtelé tout en chair avec peu de graines (attention à ne pas confondre avec ses nombreux hybrides)
Certains plants sont dits à croissance déterminée, ce qui signifie qu’ils donneront 3 ou 4 étages de fleurs. Les autres sont dits à croissance indéterminée : ils donneront des étages de fleurs tant que les conditions de culture seront favorables. 

Propriétés :
La tomate est riche en vitamines C, B3, B6, A, E, K, en potassium, magnésium, cuivre, manganèse et phosphore. Elle contient également du lycopène qui est reconnu pour son rôle protecteur (maladies cardio-vasculaires, cancer de la prostate, cholestérol…)

La culture
Pour la rotation des légumes au potager, on classe la tomate dans le groupe des légumes fruits.
C’est un légume gourmand en azote (N 12,5) et surtout en potassium (K 21), très peu en phosphore (P 5)
* Le semis se fait fin Février, début mars soit en serre sur couche chaude avec câble chauffant, soit à la maison en terrine.
* Un premier repiquage en godet début avril va permettre de renforcer les plants et faciliter la transplantation future.
* La mise en place se fait vers la mi-mai : La meilleure solution est de la faire sous un abri à tomates que vous aurez construit auparavant. Emiettez la terre et apportez une bonne dose de compost bien mûr qui sera mélangé en surface (15 cm). Installez le tuteur et faites un trou assez profond pour bien enterrer le plant (10 à 15 cm). Le fait de mettre des orties au fond n’a pas de valeur scientifiquement prouvée mais beaucoup de jardinier le font. Dans ce cas, il ne faut pas que les racines soient au contact des orties pour éviter les pourritures. Il vaut mieux mettre les orties légèrement en surface. On peut aussi coucher le plant comme pour les clématites. Otez les feuilles qui pourraient être enterrées et essayez de tenir le plant sans le serrer pour ne pas aplatir les petits poils présents sur la tige. Placez le plant près du tuteur, rebouchez le trou et arrosez au pied abondamment.
Veillez à espacer suffisamment les plants pour laisser entrer le soleil et permettre une bonne aération : environ 80cm en tous sens. Ceci est très important pour la prévention des maladies telles que le mildiou.
Lorsque vous sortez le plant de son godet, regardez s’il n’y a pas de chignon, auquel cas il faudra le supprimer.
Ensuite, si vous n’avez pas d’abri, il peut être nécessaire de protéger les jeunes plants surtout si les températures nocturnes sont encore fraîches : sachets spéciaux vendus en jardinerie, disposition de fougères ou de genêts comme le faisaient les anciens jardiniers.
Pour garder une terre propre et limiter les arrosages, il faut pailler un peu entre les plants.
Quand les plants sont bien installés (une à deux semaines), pulvérisez-les avec du purin d’ortie et de consoude tous les 15 jours de juin à début juillet afin de renforcer les défenses de la plante.
Ensuite, guidez le plant sur son tuteur, pincez tous les gourmands qui naissent aux aisselles des feuilles, coupez à 1 cm de la tige les feuilles malades ou affaiblies (les jeter au compost où les germes des maladies seront détruits).
L’arrosage ne doit jamais mouiller les feuilles et doit être régulier.
Vers la fin août, il est utile de couper le haut des tiges après une feuille tire-sève. Les jours étant plus courts, les fruits n’auraient pas le temps de mûrir.
En cours de récolte, pensez à garder des graines des variétés préférées 

Maladies les plus fréquentes au potager :
Le cul noir : à l’opposé du pédoncule apparaît une grosse tache noire. Cela est dû à une mauvaise assimilation du calcium par les racines souvent à cause d’un arrosage insuffisant ou irrégulier En cas d’attaque grave, pulvériser du Megagreen (roche calcaire broyée) pour réalimenter le plant. Il est rare que ce soit un déficit du sol en calcium mais il faut y penser en terre très acide lors de la préparation de la terre en automne.
Le mildiou : surveillez les plants si le temps est humide. Pour la prévention et le traitement, se référer aux conférences traitant ces sujets.

Plantez des variétés modernes plus résistantes :
* ’Prévia F1′, (=’ Belle Lorraine’) la meilleure,
* ‘Maestria F1′,’ Fandango F’1,
* ‘Pyros F1’,
* ‘Ferline F1’,
* ‘Côtelée de Provence’.

L’alternariose : due à un champignon l’Alternaria alternata, elle peut atteindre toutes les parties de la plante. Sur les fruits, on observe des creux noirs et secs, sur les feuilles de la base des taches concentriques brunes. Commencez par un traitement à base d’infusion d’ail ou de prêle et si la maladie s’étend faites une pulvérisation de bouillie bordelaise. Coupez les parties malades et brûlez-les.

La pourriture grise : Il s’agit d’une attaque d’un champignon. Sur les tiges apparaissent des chancres secs et bruns, sur les feuilles des taches brunes recouvertes de poudre grise et sur les fruits des taches de pourriture molle. Supprimez toutes les parties malades et effectuez une pulvérisation de décoction de prêle pour renforcer les défenses de la plante.

Quelques ravageurs :
* Les limaces
* Les pucerons
* Les nématodes : ce sont des sortes de petits vers qui s’installent dans les racines et sont vecteurs de virus. En prévention, installez des œillets d’inde tous les 2 plants.
* Des acariens : sortes de minuscules araignées jaunes. Les feuilles jaunissent et sèchent. Pulvérisez une infusion d’absinthe ou d’ortie. 

Autre problème :
Les fentes de croissance : Des fissures concentriques apparaissent du côté du collet quand la tomate est encore verte. C’est la porte d’entrée pour des infections. Ces fissures sont dues à un arrosage trop abondant.

Date : 7 juin 2014
Photos / texte : Thérèse

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29Mai

La culture des carottes par Jean Yves

29 mai 2014 Ronan Quidu Potager

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

Historique :
DAUCUS CAROTA en latin plante bisannuelle de la famille des apiacées anciennement ombellifères. La carotte est un tubercule d’hypocotyle.
L’ancêtre sauvage de la carotte provient d’Iran. La carotte a été domestiquée au Xème siècle.

Type de carotte :
* Amsterdam petite carotte
* Parisienne ou grelot
* Nantaise ou rondelle
* Flakkee ou grosse carotte longue cylindrique
* Chantenay ou grosse carotte courte conique
* Fourragères, blanche à collet vert, jaune du Doubs

Variétés : 500 au catalogue européen
Couleur blanche, jaune, orange, violette, rouge, striée

Rotation : 5 ou 6 ans entre 2 apiacées

Précédent : favorable pomme de terre, poireaux, engrais vert, type phacélie. Eviter crucifères, apiacées, engrais vert, type moutarde. Pas de fumier frais l’année de la culture

Besoins : fumure, 100 n 100p 200k potasse sous forme sulfate de préférence, eau, 250mm, garder frais pour la germination et ensuite arroser à raison de 25mm par passage

Préparation du sol : labour profond au moins 25cm ou faire des buttes

Semis : nombre de graines au gramme 500 à 1700. 40cm entre lignes en éclaté sur 7 à 8 cm et fond plat pour avoir une levée régulière bien imprimer les graines dans le sol frais à 1cm maximum. Densité 400graines par ml pour Amsterdam, 60graines par ml pour Nantaise, 30graines par ml pour Flakkee et Chantenay. Astuces : mélanger des radis pour repérer le rang, du sable pour mieux disperser, existe en bande pré semée, vitesse de germination 7 à 30 jours selon la température du sol et la vigueur des semences

Lutte contre les parasites :
* mouche de la carotte Psila rosae : coriandre, rang alterné avec des poireaux, filet anti insectes, voile P17, plaques jaune engluées, éloigner du carré de persil ou de céleris
* pucerons verts : surveiller au stade dycotylédonaire et au départ des feuilles persillées, appliquer du purin d’ortie
* limaces : cendres de bois, poivre, piège à bière, fougères sèches brisées. Ce parasite fera partie d’un prochain exposé.

Références :
Wikipédia
ITAB Légumes plein champ BIO CULTURE DE CAROTTE
Clos d’armoise culture carotte
Plantes et jardin,com
Gamm Vert

Date : 2014
Photos / texte : Jean Yves

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14Mai

Les pucerons par Thérèse

14 mai 2014 Ronan Quidu Maladies et ravageurs

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

Mesurant de 1 à 4 mm, vert, noir, gris cendré ou rose, les pucerons sont les ravageurs les plus fréquents au potager, au jardin d’ornement ou au verger.
Ils appartiennent à la famille des Aphibiens en compagnie des cicadelles, psylles et cochenilles, dans l’ordre des Homoptères.
Ce sont des insectes phytophages (se nourrissant exclusivement de plantes).
Ils possèdent 2 antennes, 3 paires de pattes et un rostre avec lequel ils piquent et aspirent la sève des végétaux. Ils rejettent par l’anus un miellat très apprécié des fourmis.
Il existe environ 600 espèces de pucerons en France, certaines ailées, d’autres non (aptères).
Ils ont à leur disposition 2 modes de reproduction : asexué (parthénogénèse) au printemps et en été (ce qui explique leur prolifération), sexué en automne.

Les espèces rencontrées :

  • Les pucerons noirs : ce sont les plus fréquents. Présents d’abord sur les Viburnum Opulus (boules de neige) et les fusains, on les trouve ensuite sur les fèves, les haricots, les artichauts, les capucines, les dahlias…
  • Les pucerons verts dits du pêcher s’installent d’abord sur les arbres du genre Prunus puis sur les pommes de terre, les tomates, les poivrons, les laitues, les chicorées, les épinards, les choux, toutes les cucurbitacées…
  • Les pucerons cendrés parmi lesquels le puceron du pommier qui ira sur le plantain, le puceron du chou et le puceron lanigère du pommier qui migrera vers les racines en hiver.
  • Les pucerons verts ou rose fréquents sur les rosiers. Ils s’installent sur les boutons floraux et les jeunes tiges occasionnant des déformations foliaires.
  • Les pucerons des racines qui attaquent les laitues, les carottes, les chicorées, les haricots, les choux ou les artichauts. 

Les dégâts observés :
Par leur rostre, en prélevant la sève des plantes, les pucerons affaiblissent les plantes et entravent leur croissance. Ils injectent aussi des substances qui sont responsables de déformations foliaires ou de galles. Ils sont aussi le vecteur de virus notamment sur le pêcher.
En aspirant de grandes quantités de sève, les pucerons rejettent un miellat poisseux qui couvre le feuillage et les fruits. Se développe alors la fumagine, sorte de feutrage noirâtre qui réduit la photosynthèse et entraîne le dépérissement des plantes. 

La cohabitation fourmi-puceron.
On dit que les fourmis élèvent les pucerons. En fait, elles les protègent de leurs prédateurs comme les syrphes, les chrysopes, ou les larves de coccinelles et en échange, elles se nourrissent de leur miellat.

Les moyens de lutte :
En prévention :
Evitez les fumures trop riches en azote et veillez à limiter les carences qui fragilisent les plantes et facilitent leur attaque. Favorisez l’installation des auxiliaires (syrphes, chrysopes, larves de coccinelles…) avec des bandes florales (primevères, asphodèles…) des allées enherbées, des zones proches non cultivées comme des haies ou des talus.

Pour une lutte directe :
Commencez par un jet d’eau car un puceron à terre est un puceron mort.
Au verger, posez des colliers anti-fourmis ou attitrez-les au sol avec des préparations sucrées, traitez en fin d’hiver aux huiles blanches pour détruire les œufs.
En début d’attaque, utilisez des préparations à base d’éléments naturels. Faites une pulvérisation de savon noir (25g/l), de purin de fougères aigle ou de rhubarbe, d’infusion d’orties, de tanaisie, d’armoise ou de menthe poivrée, de broyat d’ail. (cf article Décoctions, infusions et purins)
Augmentez les auxiliaires en introduisant des larves de coccinelles ou de chrysopes.

En cas d’infestation, utilisez des insecticides bio à base de Pyrèthre sachant qu’ils ne sont pas sélectifs et détruisent les auxiliaires.
On trouvera peut-être bientôt dans le commerce de l’argile kaolinite calcifiée qui se pulvérise à l’automne et donne de bons résultats chez les professionnels en perturbant l’installation des pucerons.

Date : 3 mai 2014
Photos / texte : Thérèse

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11Mai

Je commence un potager par Thérèse

11 mai 2014 Ronan Quidu Potager

Intervention faite par nos adhérents bénévoles

Quelques réflexions préalables.
1 Le choix de l’emplacement :
au soleil
avec une prise d’eau proche
pas trop loin de la maison
il faut qu’il s’intègre dans le jardin.

La taille :
en fonction du temps disponible pour s’en occuper
en fonction de la taille du terrain dont on dispose
Envisager que l’on va prendre goût à produire ses légumes et qu’il faut que le potager puisse grandir sans pour autant être obligé de le déménager.

La forme du potager :
Plusieurs possibilités
une seule parcelle sur laquelle on fait des allées au gré des semis et des plantations.
des carrés
des bandes de 1,20 m de large. La largeur de 1,20m permet de jardiner en restant dans les allées et donc de ne pas tasser la terre.

Il faut prévoir
le coin fraisier,
le coin rhubarbe,
le coin herbes aromatiques
et le coin des arbustes à petits fruits.

2 La préparation du terrain la 1èreannée.

Le nettoyage
enlever les grosses pierres,
couper l’herbe court

La mise à nu de la terre
avec une houe,
avec un louchet pour découper des mottes et les soulever,
avec la technique des cartons si on peut attendre 4 ou 5 mois avant de commencer à cultiver.

Le bêchage
il faut enlever le maximum de racines, de cailloux.

Le griffage
avec un croc pour garder la terre en grosses mottes jusqu’au printemps.

L’amendement de la terre
épandre du fumier et du compost,
recouvrir ensuite de feuilles mortes qui protègeront le sol pendant l’hiver.
Tout ce travail doit être fait en automne pour pouvoir démarrer les cultures au printemps.

Le travail du printemps
Il diffère selon l’état de la terre
Si elle est restée en grosses mottes avec le fumier et le compost qui ont fini de se décomposer, un griffage ou un bêchage léger permettra de l’enfouir en superficie. En même temps, on retirera les herbes qui pourraient avoir repoussé.
Si la terre est tassée à cause des pluies surtout si le sol est sableux, il faut faire un léger bêchage ou un travail à la grelinette
Le ratissage intervient juste avant les semis ou les repiquages.

Photos / texte : Thérèse

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